Psychiatrie

Boulimie

Trouble des conduites alimentaires associant des crises de boulimie avec perte de contrôle et des comportements compensatoires (vomissements, laxatifs, jeûne, exercice). Poids le plus souvent normal, trouble souvent invisible, dont le principal danger vital est l'hypokaliémie.

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical.

Notre méthode

La boulimie est un trouble des conduites alimentaires caractérisé par des crises de boulimie, c'est-à-dire l'absorption d'une grande quantité de nourriture en un temps limité, avec perte de contrôle, suivies de comportements compensatoires (vomissements provoqués, prise de laxatifs ou de diurétiques, jeûne, exercice physique intensif). Ces comportements maintiennent le plus souvent un IMC normal, ce qui rend le trouble peu visible et souvent dissimulé par honte. Pour l'IDE, l'enjeu est de repérer le trouble derrière un poids normal, de surveiller l'hypokaliémie et d'orienter sans juger.
Prévalence
La boulimie est un trouble des conduites alimentaires fréquent, avec une nette prédominance féminine. La HAS insiste sur le fait qu'il s'agit d'un trouble silencieux, souvent sous-diagnostiqué en raison du poids normal et de la dissimulation par honte, et souligne l'urgence du repérage (HAS 2019). Selon la HAS 2019, environ 1,5 % des 11-20 ans sont concernés, avec une nette prédominance féminine (environ trois filles pour un garçon).
Âge typique
Début le plus souvent à l'adolescence ou chez le jeune adulte, autour de 16 à 20 ans. Prédominance féminine marquée. La dissimulation retarde fréquemment le diagnostic de plusieurs années
Mortalité
Le pronostic vital est engagé principalement par les complications des comportements compensatoires. L'hypokaliémie liée aux vomissements et à l'usage de laxatifs ou de diurétiques expose à des troubles du rythme cardiaque potentiellement fatals. Le risque psychiatrique (dépression, risque suicidaire) est également présent. Le repérage et la prise en charge précoces améliorent le pronostic (HAS 2019)

Précoces

Signes précoces

Crises de boulimie dissimuléesPrises alimentaires importantes en cachette, disparition de nourriture, comportements alimentaires secrets. Le patient exprime rarement spontanément le trouble par honte. Recueillir le vécu alimentaire sans jugement.
Préoccupations autour du poids et de la nourriturePeur intense de grossir, pesées répétées, régimes, sentiment de perte de contrôle décrit à demi-mot. Recueillir le ressenti et proposer un repérage ciblé (questionnaire SCOFF).
Poids normal trompeurIMC le plus souvent normal du fait des comportements compensatoires, ce qui masque le trouble. Ne pas conclure à l'absence de trouble alimentaire sur le seul poids.

Évolutifs

Signes évolutifs

Signes indirects de vomissements provoquésÉrosion de l'émail dentaire, hypertrophie des glandes salivaires (gonflement de l'angle de la mâchoire), signe de Russell (érosions ou callosités du dos des doigts). Repérer ces signes et transmettre au médecin (HAS 2019).
Retentissement somatique et menstruelOedèmes, troubles digestifs, irrégularités menstruelles, fatigue. Recueillir ces signes et les transmettre, sans forcer la parole du patient.

Tardifs

Signes tardifs

Retentissement psychiqueHumeur dépressive, anxiété, impulsivité, faible estime de soi, isolement. Évaluer le retentissement thymique et le risque suicidaire, transmettre au médecin ou au psychiatre.

Gravité

Signes de gravité

Hypokaliémie et signes de trouble du rythmeFaiblesse musculaire, crampes, palpitations, malaise, sur un terrain de vomissements ou d'usage de laxatifs ou de diurétiques. Une hypokaliémie inexpliquée doit faire évoquer un trouble des conduites alimentaires. Alerter le médecin sans délai et réaliser l'ECG 12 dérivations sans attendre de prescription : cet acte relève du rôle propre en équipe pluriprofessionnelle (arrêté du 26 juin 2026).
Hématémèse (syndrome de Mallory-Weiss)Vomissements sanglants par déchirure de la muqueuse oesophagienne lors de vomissements répétés. Surveiller les constantes, installer le patient et alerter le médecin sans délai ou déclencher la procédure d'urgence de l'établissement.
Crise suicidaireIdées suicidaires actives, plan ou intention, aggravation thymique. Ne pas laisser le patient seul, sécuriser l'environnement, transmettre le numéro national 3114 et alerter le psychiatre sans délai.

Mécanisme

Crise de boulimie : absorption rapide d'une grande quantité de nourriture avec un sentiment de perte de contrôle, souvent déclenchée par une tension émotionnelle, un régime ou une frustration alimentaire.
Comportements compensatoires : pour éviter la prise de poids, la personne provoque des vomissements, utilise des laxatifs ou des diurétiques, jeûne ou pratique un exercice physique intensif.
Maintien d'un poids normal : l'alternance crises et compensations maintient généralement un IMC dans les limites de la normale, ce qui masque le trouble à l'entourage et aux soignants.
Entretien du cercle vicieux : la honte, la dissimulation et la faible estime de soi renforcent l'isolement et la répétition des crises, avec une souffrance psychique majeure.

Conséquences

Troubles hydroélectrolytiques : hypokaliémie et déshydratation par vomissements répétés, usage de laxatifs ou de diurétiques, avec risque de trouble du rythme cardiaque
Atteintes liées aux vomissements : érosion de l'émail dentaire, hypertrophie des glandes salivaires, oesophagite, risque de syndrome de Mallory-Weiss
Troubles digestifs et dépendance aux laxatifs : constipation chronique, ballonnements, aggravation du recours aux laxatifs
Retentissement psychique : dépression, anxiété, faible estime de soi, isolement social et risque suicidaire

Évolution

L'évolution dépend largement de la précocité du repérage et de la mise en place d'une prise en charge pluridisciplinaire. Non traitée, la boulimie peut évoluer vers une forme chronique avec complications somatiques (hypokaliémie récidivante, atteintes dentaires et digestives) et aggravation du retentissement psychiatrique. Un repérage et une prise en charge précoces, associant suivi médical et nutritionnel et psychothérapie, améliorent nettement le pronostic (HAS 2019).
Sexe féminin et adolescence ou début de l'âge adulte : période de survenue la plus fréquente (HAS 2019)
Antécédents de régimes restrictifs et préoccupations pondérales précoces : facteur déclenchant fréquent des crises
Faible estime de soi, perfectionnisme et impulsivité : traits fréquemment associés
Antécédents personnels ou familiaux de troubles psychiatriques : dépression, troubles anxieux, addictions
Groupes à risque repérés par la HAS : étudiants · sportifs · personnes en situation d'insuffisance pondérale ou d'obésité (HAS 2019)
Antécédents de violences ou de traumatismes : facteur de vulnérabilité psychique

Critères diagnostiques

Crises de boulimie récurrentes : absorption d'une grande quantité de nourriture en un temps limité avec sentiment de perte de contrôle
Comportements compensatoires récurrents pour éviter la prise de poids : vomissements provoqués, laxatifs, diurétiques, jeûne ou exercice physique intensif
Estime de soi excessivement influencée par le poids et la silhouette
Diagnostic clinique posé par le médecin ou le psychiatre selon les critères des troubles des conduites alimentaires ; le SCOFF oriente le repérage sans poser le diagnostic
Bilan somatique nécessaire : ionogramme sanguin (kaliémie), ECG, état bucco-dentaire (HAS 2019)

Diagnostic différentiel

Anorexie mentale, forme boulimique ou purgative : présence de crises et de comportements compensatoires mais associée à une dénutrition et un IMC bas, contrairement à la boulimie où le poids est le plus souvent normal
Hyperphagie boulimique : crises de boulimie sans comportement compensatoire, avec surpoids ou obésité fréquents et absence de vomissements ou de purge
Anorexie mentale restrictive : restriction alimentaire majeure et maigreur, sans crises de boulimie
Cause organique de vomissements : pathologie digestive, prise médicamenteuse ou grossesse à éliminer devant des vomissements isolés
Trouble dépressif ou anxieux avec hyperphagie émotionnelle : prises alimentaires liées à l'humeur sans le caractère structuré des crises et sans comportements compensatoires

Examens complémentaires

Ionogramme sanguin (kaliémie)

Kaliémie normale entre 3,5 et 5 mmol/L. Une hypokaliémie signe le retentissement des vomissements ou de l'usage de laxatifs ou de diurétiques et représente le principal danger vital (HAS 2019).L'IDE prélève sur prescription et achemine au laboratoire. Alerter le médecin sans délai en cas d'hypokaliémie, en raison du risque de trouble du rythme cardiaque. Une hypokaliémie inexpliquée doit faire évoquer un trouble des conduites alimentaires et être transmise au médecin.

Questionnaire de repérage SCOFF

Outil de repérage en cinq questions validé pour les troubles des conduites alimentaires. Deux réponses positives ou plus sont fortement évocatrices d'un trouble et justifient une orientation médicale (seuil validé du SCOFF-F). La HAS 2019 recommande l'usage d'un questionnaire court validé de type SCOFF-F pour le repérage.L'IDE peut utiliser le SCOFF lors d'un entretien non jugeant pour orienter le repérage, notamment dans les groupes à risque. Un résultat évocateur est transmis au médecin : le SCOFF oriente le repérage mais ne pose pas le diagnostic, qui relève du médecin.

Électrocardiogramme (ECG)

Recherche de signes liés à l'hypokaliémie (troubles de la repolarisation, allongement du QT, troubles du rythme). Un ECG normal n'exclut pas le trouble.L'ECG 12 dérivations relève du rôle propre de l'infirmier en équipe pluriprofessionnelle (arrêté du 26 juin 2026) : il se réalise sans attendre de prescription. L'IDE le transmet au médecin, en priorité en cas d'hypokaliémie ou de symptômes cardiaques. Alerter sans délai devant un QT allongé ou un trouble du rythme.

Évaluation de l'état bucco-dentaire

Recherche d'une érosion de l'émail dentaire liée à l'acidité des vomissements répétés, signe indirect fréquent (HAS 2019).L'IDE observe l'état dentaire et recueille les signes indirects, les transmet au médecin et oriente vers un avis dentaire sur prescription. Ces signes contribuent au repérage d'un trouble dissimulé.

Support

Prise en charge pluridisciplinaire coordonnéePrise en charge somatique, psychologique, nutritionnelle et familiale coordonnée entre les intervenants, au long cours (HAS 2019). L'IDE coordonne les transmissions entre médecin, diététicien, psychologue et psychiatre, et accompagne le patient dans le parcours de soin.

Au long cours

Support

Psychothérapie, thérapie cognitivo-comportementale (TCC) en première intentionLa TCC est l'approche psychothérapeutique la plus recommandée dans la boulimie (HAS 2019). L'IDE oriente le patient vers le psychologue ou le psychiatre sur indication médicale, en cohérence avec son adhésion, et soutient la continuité du suivi.

Plusieurs mois

Actif

Traitement antidépresseur éventuelUn traitement antidépresseur peut être prescrit dans certains cas, notamment en présence d'une dépression associée, sur prescription médicale uniquement. L'IDE administre sur prescription, recueille la tolérance et transmet au médecin tout effet indésirable.

Selon prescription

Support

Surveillance et correction des troubles somatiquesSurveillance de la kaliémie, de l'état d'hydratation et de l'ECG, correction des troubles hydroélectrolytiques sur prescription. L'IDE surveille les seuils d'alerte, prélève et administre les corrections sur prescription, et alerte le médecin en cas d'hypokaliémie.

Selon prescription

Éducation

Alliance thérapeutique et accompagnement non jugeantAccompagner le patient sans juger ni culpabiliser, favoriser la parole autour des crises et de la honte, valoriser ses ressources. L'IDE établit une relation de confiance qui facilite le repérage et l'adhésion aux soins.

Tout au long de la prise en charge

Éducation

Soutien de l'entourageAvec l'accord du patient, informer et soutenir l'entourage, expliquer le projet de soin et orienter vers les ressources (associations comme la FFAB, lignes d'écoute spécialisées). L'IDE recueille les inquiétudes de l'entourage et les transmet à l'équipe.

Selon les besoins

Hypokaliémie et troubles du rythme cardiaque

Complication métabolique la plus fréquente et principal danger vital de la boulimie. Les vomissements répétés et l'usage de laxatifs ou de diurétiques entraînent une fuite de potassium, exposant à une faiblesse musculaire et à des troubles du rythme cardiaque potentiellement fatals (HAS 2019).

Prévention

Surveiller la kaliémie prélevée sur prescription et réaliser l'ECG 12 dérivations, qui relève du rôle propre et dont le tracé est transmis au médecin, repérer les comportements compensatoires, alerter le médecin sans délai devant une hypokaliémie, préparer la correction ionique sur prescription.

Signes d'alerte

Faiblesse musculaire, crampes · Palpitations ou malaise · Kaliémie inférieure à 3,5 mmol/L

Complications digestives et bucco-dentaires

Érosion de l'émail dentaire, hypertrophie des glandes salivaires, oesophagite et syndrome de Mallory-Weiss (déchirure oesophagienne par vomissements), troubles digestifs et dépendance aux laxatifs.

Prévention

Repérer les signes indirects et les transmettre au médecin, orienter vers un avis dentaire sur prescription, surveiller les signes digestifs et alerter en cas d'hématémèse.

Signes d'alerte

Érosion de l'émail dentaire · Gonflement de l'angle de la mâchoire (glandes salivaires) · Douleurs digestives ou vomissements sanglants

Retentissement psychiatrique et risque suicidaire

La boulimie s'accompagne fréquemment d'une dépression, d'anxiété et d'une faible estime de soi, avec un risque suicidaire à évaluer. La souffrance psychique et la honte entretiennent l'isolement.

Prévention

Évaluer le retentissement thymique et le risque suicidaire à chaque contact, transmettre le 3114, alerter le psychiatre en cas d'idéation active, maintenir une alliance thérapeutique non jugeante.

Signes d'alerte

Humeur dépressive et perte d'élan · Isolement, repli, dévalorisation · Verbalisation d'idées de mort ou de désespoir

Reconnaître la boulimie comme une maladie : expliquer qu'il s'agit d'un trouble des conduites alimentaires reconnu, ni un manque de volonté ni une faute, pour lever la honte et favoriser la demande d'aide
Comprendre le lien crises et compensations : reformuler avec le patient le cercle des crises suivies de vomissements, laxatifs, jeûne ou exercice, et l'intérêt d'en parler pour être accompagné
Repérer les signes d'alerte à transmettre : expliquer l'importance de signaler palpitations, malaises, faiblesse musculaire ou vomissements sanglants, en lien avec le risque d'hypokaliémie
Comprendre la prise en charge pluridisciplinaire : expliquer que le suivi associe médecin, diététicien et psychologue, avec la TCC comme approche recommandée, et que la continuité du suivi améliore le pronostic
Prendre soin de la sphère bucco-dentaire : informer sur le retentissement des vomissements sur les dents et orienter vers un avis dentaire sur prescription
Connaître les ressources de soutien : présenter le numéro national de prévention du suicide 3114 disponible en continu et les associations spécialisées (FFAB) et lignes d'écoute TCA

Surveillance prioritaire

Kaliémie et retentissement cardiaque

Ionogramme sur prescription et ECG 12 dérivations du rôle propre, plus rapprochés en cas de vomissements fréquents ou d'usage de laxatifs ou de diurétiques · Kaliémie entre 3,5 et 5 mmol/L ; toute valeur inférieure à 3,5 mmol/L est une hypokaliémie à transmettre sans délai, en raison du risque de trouble du rythme cardiaque

Alerte

Kaliémie inférieure à 3,5 mmol/L : alerter le médecin sans délai, réaliser sans attendre l'ECG 12 dérivations, que l'arrêté du 26 juin 2026 range au rôle propre dans le cadre d'une prise en charge en équipe pluriprofessionnelle, en transmettre systématiquement le tracé au médecin et surveiller le rythme cardiaquePalpitations, malaise, faiblesse musculaire ou crampes : rechercher une hypokaliémie, transmettre au médecin et surveiller les constantesAllongement du QT ou trouble du rythme à l'ECG : alerter le médecin sans délai et préparer la correction ionique sur prescription

Comportements compensatoires et hydratation

Observation clinique au fil des soins, recueil non intrusif du vécu alimentaire et des comportements compensatoires · Repérage des vomissements, de l'usage de laxatifs ou de diurétiques, du jeûne et de l'exercice intensif ; état d'hydratation satisfaisant

Alerte

Vomissements répétés, signes indirects (érosion dentaire, signe de Russell, hypertrophie salivaire) : recueillir sans jugement et transmettre au médecinDéshydratation (soif, muqueuses sèches, hypotension, oligurie) : surveiller les constantes et transmettre au médecinHématémèse : installer le patient, surveiller les constantes et alerter le médecin sans délai ou déclencher la procédure d'urgence

État psychique et risque suicidaire

Évaluation à chaque contact, en particulier en cas d'aggravation thymique ou d'isolement · Humeur stable, alliance thérapeutique préservée, absence d'idées suicidaires

Alerte

Idées suicidaires actives, plan ou intention : ne pas laisser le patient seul, sécuriser l'environnement, transmettre le 3114 et alerter le psychiatre sans délaiAggravation dépressive, isolement, repli : noter dans les transmissions et transmettre au médecin ou au psychiatreRupture d'alliance ou opposition aux soins : maintenir une posture non jugeante et transmettre au médecin pour réévaluation du cadre

Rôle IDE détaillé

Repérer le trouble derrière un poids normal : recueillir le vécu alimentaire sans jugement, proposer un repérage ciblé (SCOFF) dans les groupes à risque
Rechercher les signes indirects de vomissements : érosion dentaire, hypertrophie des glandes salivaires, signe de Russell, oedèmes
Évaluer le retentissement somatique : rechercher une hypokaliémie inexpliquée, une déshydratation, des troubles digestifs et menstruels, transmettre au médecin
Évaluer le retentissement psychique et le risque suicidaire, avec une posture non jugeante favorisant la parole

Références

Boulimie et hyperphagie boulimique : repérage et éléments généraux de prise en charge · HAS · 2019

Boulimie et hyperphagie boulimique : recommandation de bonne pratique (argumentaire) · HAS · 2019

Boulimie et hyperphagie boulimique : des troubles silencieux qu'il faut repérer · HAS · 2019

Publication des recommandations HAS pour la boulimie et l'hyperphagie boulimique · FFAB · 2019

Article R.4311-4 du code de la santé publique : rôle propre infirmier (décret n° 2025-1306, en vigueur au 30 juin 2026) · Légifrance · 2025

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical professionnel ni les protocoles institutionnels en vigueur.

Les recommandations évoluent. Se référer systématiquement aux sources officielles (HAS, ANSM, RCP, sociétés savantes) et aux protocoles de l'établissement avant tout acte de soin.