Pédiatrique

Ictère néonatal

Coloration jaune de la peau et des muqueuses du nouveau-né liée à l'accumulation de bilirubine. Très fréquent et le plus souvent bénin, l'ictère peut aussi être pathologique et exposer à l'ictère nucléaire. Le rôle de dépistage et de surveillance de la photothérapie est majeur.

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical.

Notre méthode

L'ictère néonatal est une coloration jaune de la peau et des muqueuses du nouveau-né liée à l'accumulation de bilirubine dans le sang (hyperbilirubinémie). C'est une situation très fréquente, qui concerne environ deux nouveau-nés sur trois. Il faut distinguer l'ictère physiologique, bénin, lié à l'immaturité du foie, de l'ictère pathologique, qui peut être grave. Le principal danger est l'ictère nucléaire, une atteinte cérébrale irréversible par la bilirubine libre, à prévenir par le dépistage et la surveillance. Pour l'IDE et la puéricultrice, l'enjeu est de dépister l'ictère par la bilirubine transcutanée, repérer les signes de gravité, surveiller la photothérapie et accompagner l'alimentation.
Prévalence
Situation très fréquente en période néonatale : l'ictère concerne environ deux nouveau-nés sur trois, le plus souvent sous une forme physiologique bénigne (CNPU, item 278). Presque toutes les hyperbilirubinémies de la période néonatale immédiate sont à bilirubine non conjuguée (bilirubine libre). L'ictère à bilirubine conjuguée est plus rare mais impose toujours une exploration, car il peut révéler une cholestase (CNPU, item 278).
Âge typique
Nouveau-né dans les premiers jours de vie. L'ictère physiologique apparaît vers le 2e ou 3e jour de vie et régresse en une dizaine de jours. Un ictère apparaissant avant 24 heures de vie ou persistant au-delà de 10 jours chez le nouveau-né à terme (2e semaine chez le prématuré) est considéré comme pathologique jusqu'à preuve du contraire.
Mortalité
La très grande majorité des ictères néonatals sont bénins et régressent spontanément ou sous photothérapie. Le risque grave est l'ictère nucléaire (encéphalopathie bilirubinique), rare mais responsable de séquelles neurologiques irréversibles (troubles moteurs, surdité, troubles du regard) lorsque la bilirubine libre traverse la barrière hémato-encéphalique. Le dépistage et la surveillance visent à le prévenir (CNPU, item 278).

Précoces

Signes précoces

Coloration jaune cutanéo-muqueuseTeint jaune de la peau, des conjonctives et des muqueuses, progressant de la tête vers les pieds à mesure que la bilirubine augmente ; mieux visible à la lumière du jour et à la pression douce de la peau
Ictère physiologique après 24 heuresIctère modéré apparaissant vers le 2e ou 3e jour de vie chez un nouveau-né par ailleurs en bon état général, qui tète et s'éveille normalement
Prise alimentaire à surveillerUn allaitement mal engagé ou des tétées insuffisantes ralentissent le transit et l'élimination de la bilirubine, favorisant l'aggravation de l'ictère : recueillir le nombre et la qualité des tétées

Évolutifs

Signes évolutifs

Ictère prolongé au-delà de 10 jours chez le nouveau-né à terme (2e semaine chez le prématuré)Ictère persistant au-delà de 10 jours chez le nouveau-né à terme (2e semaine chez le prématuré) : le plus souvent bénin (ictère au lait de mère), mais impose de vérifier la couleur des selles et des urines et de transmettre au médecin
Ictère intense étendu aux membres inférieursColoration jaune atteignant l'abdomen, les paumes et les plantes, témoignant d'une hyperbilirubinémie importante : mesurer la bilirubine transcutanée et transmettre au médecin

Tardifs

Signes tardifs

Selles décolorées et urines foncéesSelles blanches ou mastic et urines foncées orientent vers un ictère à bilirubine conjuguée (cholestase) : signe d'alerte imposant un avis médical rapide car il peut révéler une atrésie des voies biliaires

Gravité

Signes de gravité

Ictère précoce avant 24 heures de vieTout ictère apparaissant dans les premières 24 heures est pathologique jusqu'à preuve du contraire, souvent lié à une hémolyse : mesurer la bilirubine transcutanée et alerter le médecin sans délai
Signes neurologiques d'encéphalopathie débutanteSomnolence excessive, hypotonie, mauvaise succion, cri anormal aigu : signes d'ictère nucléaire débutant, urgence absolue imposant d'alerter le médecin immédiatement
Ictère intense d'aggravation rapideIctère qui s'étend et s'intensifie rapidement, en particulier chez le prématuré ou en contexte d'incompatibilité sanguine : mesurer la bilirubine transcutanée et alerter le médecin pour bilirubinémie en urgence sur prescription

Mécanisme

Production de bilirubine : la destruction des globules rouges libère de la bilirubine libre (non conjuguée), en quantité importante chez le nouveau-né dont les globules rouges ont une durée de vie plus courte.
Immaturité du foie : les enzymes hépatiques qui transforment la bilirubine libre en bilirubine conjuguée éliminable sont encore immatures, ce qui explique l'ictère physiologique des premiers jours.
Accumulation dans le sang : quand la production dépasse les capacités d'élimination, la bilirubine s'accumule (hyperbilirubinémie) et colore la peau et les muqueuses, de la tête vers les pieds.
Franchissement de la barrière hémato-encéphalique : en excès, la bilirubine libre peut passer dans le cerveau et se déposer dans les noyaux gris centraux, provoquant l'ictère nucléaire.
Voie de la cholestase : lorsque l'obstacle porte sur l'élimination de la bile, c'est la bilirubine conjuguée qui s'accumule, avec selles décolorées et urines foncées, orientant vers une cause hépatique ou biliaire.

Conséquences

Ictère physiologique bénin : coloration modérée apparaissant après 24 heures, régressant en une dizaine de jours sans retentissement
Ictère pathologique à bilirubine libre : ictère précoce, intense ou prolongé, exposant au risque neurologique d'ictère nucléaire
Ictère nucléaire (encéphalopathie bilirubinique) : atteinte cérébrale irréversible avec séquelles motrices, auditives et du regard
Ictère à bilirubine conjuguée : selles décolorées et urines foncées, faisant évoquer une cholestase à explorer sans délai

Évolution

L'ictère physiologique évolue favorablement en une dizaine de jours et ne nécessite le plus souvent aucun traitement. L'ictère pathologique à bilirubine libre est traité par photothérapie sur prescription selon des abaques tenant compte du nombre d'heures de vie, et se corrige en règle rapidement. Les formes les plus sévères peuvent relever d'une exsanguino-transfusion ou d'immunoglobulines sur prescription. L'ictère à bilirubine conjuguée impose une exploration étiologique urgente : des selles décolorées doivent faire évoquer une atrésie des voies biliaires, dont le pronostic dépend de la précocité de la prise en charge (CNPU, item 278).
Prématurité : ictère plus fréquent · plus intense et plus prolongé · avec un risque neurologique plus élevé du fait de l'immaturité hépatique et cérébrale
Incompatibilité materno-foetale Rhésus ou ABO : hémolyse par les anticorps maternels, source d'ictère précoce et intense
Apport lacté insuffisant : transit ralenti et moindre élimination de la bilirubine, souvent en début d'allaitement mal engagé
Ictère au lait de mère : ictère prolongé et modéré · bénin · lié à un composant du lait maternel favorisant la réabsorption de la bilirubine
Déficit en G6PD et hémolyses constitutionnelles : majorent la production de bilirubine, terrain à rechercher notamment en cas d'origine à risque
Infection néonatale et hématomes (bosse séro-sanguine, céphalhématome) : augmentent la charge en bilirubine à éliminer

Critères diagnostiques

Ictère physiologique : apparition après 24 heures (vers J2-J3), intensité modérée, bilirubine libre restant sous les seuils des abaques, régression en une dizaine de jours chez un nouveau-né en bon état général
Ictère pathologique : apparition précoce avant 24 heures, intensité forte ou aggravation rapide, bilirubine dépassant les seuils des abaques selon les heures de vie, ou ictère prolongé au-delà de 10 jours chez le nouveau-né à terme (2e semaine chez le prématuré)
Distinction bilirubine libre / bilirubine conjuguée : la fraction libre expose à l'ictère nucléaire ; la fraction conjuguée (avec selles décolorées et urines foncées) oriente vers une cholestase
Situation de la bilirubine transcutanée puis sanguine sur les abaques de la Société française de néonatalogie tenant compte du nombre d'heures de vie et des facteurs de risque
Recherche étiologique par le médecin : incompatibilité materno-foetale, infection, hémolyse constitutionnelle, apport lacté insuffisant, ictère au lait de mère, cholestase

Diagnostic différentiel

Ictère physiologique bénin : après 24 heures, modéré, régressif, sans anomalie des selles ni des urines
Ictère au lait de mère : ictère prolongé, modéré et isolé chez un nourrisson allaité en bon état général, de bon pronostic
Ictère par incompatibilité Rhésus ou ABO : ictère précoce et intense avec test de Coombs direct positif et hémolyse
Ictère à bilirubine conjuguée (cholestase) : selles décolorées et urines foncées, dont l'atrésie des voies biliaires est l'urgence à ne pas méconnaître
Fausse coloration jaune : caroténodermie ou éclairage trompeur, sans élévation de la bilirubine mesurée

Examens complémentaires

Bilirubine transcutanée (BTC) au bilirubinomètre

Estimation non invasive de la bilirubine par un capteur posé sur le front ou le sternum, exprimée en µmol/L, répétée pour suivre l'évolution. Fiable en dépistage, surtout pour les valeurs modérées, elle ne remplace pas le dosage sanguin quand elle est élevéeL'IDE ou la puéricultrice réalise la mesure selon le protocole de service, la reporte sur la courbe de suivi et la situe par rapport aux abaques selon le nombre d'heures de vie. Transmet au médecin toute valeur élevée ou d'aggravation rapide pour décision de dosage sanguin.

Bilirubinémie totale sanguine

Dosage sanguin de la bilirubine totale, avec fraction libre (non conjuguée) et fraction conjuguée. Indiqué si la bilirubine transcutanée est élevée, par exemple au-delà d'environ 250 µmol/L ou au 75e percentile, et en urgence si elle atteint le 95e percentile (SFN, CNRHP)L'IDE prélève sur prescription en limitant l'inconfort et l'exposition au froid, achemine sans délai au laboratoire et transmet le résultat au médecin avec l'heure de vie du nouveau-né. La comparaison à l'abaque et la décision de traitement relèvent du médecin.

Recherche d'une cause d'hémolyse

Groupe sanguin de la mère et de l'enfant, test de Coombs direct, NFS et réticulocytes à la recherche d'une incompatibilité Rhésus ou ABO ou d'une hémolyse ; dosage du G6PD selon le contexte, sur prescriptionL'IDE prélève sur prescription, veille à l'identitovigilance mère-enfant et achemine les tubes au laboratoire. Transmet les résultats au médecin, qui pose le diagnostic étiologique et adapte la surveillance.

Bilan d'orientation d'un ictère à bilirubine conjuguée

Devant des selles décolorées et des urines foncées : bilan hépatique et imagerie (échographie abdominale) sur prescription, à la recherche d'une cholestase et notamment d'une atrésie des voies biliaires, urgence diagnostiqueL'IDE recueille et décrit précisément la couleur des selles et des urines, transmet ce signe d'alerte au médecin sans délai, prépare le nouveau-né aux examens prescrits et accompagne les parents. Le diagnostic et l'orientation spécialisée relèvent du médecin.

Support

Photothérapie (traitement de référence de l'ictère à bilirubine libre)La lumière bleue transforme la bilirubine libre en dérivés hydrosolubles éliminés dans les urines et les selles. Elle est mise en oeuvre sur prescription, selon les seuils des abaques et le nombre d'heures de vie. L'IDE installe le nouveau-né, met en place les protections, assure la surveillance et trace l'efficacité et la tolérance ; les seuils et la prescription relèvent du médecin.

Selon prescription, jusqu'à normalisation de la bilirubine

Support

Protections pendant la photothérapie (protection oculaire et gonadique)Protection oculaire par des lunettes adaptées pour préserver la rétine, protection des gonades par la couche, en découvrant le maximum de peau pour l'efficacité. L'IDE vérifie en permanence la bonne position des protections et l'intégrité cutanée sous celles-ci.

Pendant toute la durée de la photothérapie

Support

Soutien de l'alimentationDes tétées ou biberons fréquents, environ toutes les 3 heures, favorisent le transit et l'élimination de la bilirubine et limitent la déshydratation sous photothérapie. L'IDE et la puéricultrice accompagnent la mise au sein, évaluent l'efficacité des tétées et soutiennent la mère dans la poursuite de l'allaitement.

Tout au long de la prise en charge

Actif

Immunoglobulines dans les ictères hémolytiques sévèresDans certaines incompatibilités materno-foetales sévères, des immunoglobulines intraveineuses peuvent réduire l'hémolyse, sur prescription médicale. L'IDE administre sur prescription et surveille la tolérance de la perfusion ; l'indication relève du médecin.

Selon prescription

Actif

Exsanguino-transfusion dans les formes les plus gravesRéservée aux hyperbilirubinémies menaçant le cerveau ou aux hémolyses sévères, elle remplace le sang de l'enfant pour faire chuter rapidement la bilirubine, sur prescription et sous surveillance rapprochée. L'IDE prépare le matériel, assiste le médecin et surveille en continu les constantes ; l'indication et la réalisation relèvent du médecin.

Acte médical ponctuel en unité spécialisée

Ictère nucléaire (encéphalopathie bilirubinique)

Atteinte cérébrale irréversible provoquée par le dépôt de bilirubine libre dans les noyaux gris centraux lorsque l'hyperbilirubinémie est intense et non traitée. Elle laisse des séquelles neurologiques définitives : troubles moteurs, surdité, troubles du regard.

Prévention

Dépistage systématique par bilirubine transcutanée, repérage des signes d'ictère pathologique, mesure et transmission rapide au médecin, mise en oeuvre et surveillance de la photothérapie sur prescription. Alerter le médecin immédiatement devant tout signe neurologique.

Signes d'alerte

Somnolence excessive et hypotonie · Mauvaise succion et refus de s'alimenter · Cri anormal aigu et modification du comportement

Déshydratation sous photothérapie

La photothérapie augmente les pertes hydriques et peut aggraver une déshydratation, en particulier si l'allaitement est mal engagé, ce qui ralentit aussi l'élimination de la bilirubine.

Prévention

Soutien à des tétées ou biberons fréquents (environ toutes les 3 heures), suivi des couches et du poids, surveillance des signes de déshydratation, transmission au médecin en cas d'apports insuffisants.

Signes d'alerte

Couches sèches et diminution des urines · Fontanelle déprimée et pli cutané persistant · Muqueuses sèches et perte de poids inhabituelle

Cholestase et atrésie des voies biliaires

Un ictère à bilirubine conjuguée, avec selles décolorées et urines foncées, peut révéler une cholestase dont l'atrésie des voies biliaires est la cause à ne pas méconnaître : c'est une urgence diagnostique, dont le pronostic dépend de la précocité de la prise en charge.

Prévention

Vérification systématique de la couleur des selles et des urines à chaque examen, transmission immédiate au médecin de toute selle décolorée, accompagnement du nouveau-né et des parents vers le bilan et l'orientation spécialisée sur prescription.

Signes d'alerte

Selles décolorées, blanches ou mastic · Urines foncées · Ictère prolongé au-delà de 10 jours chez le nouveau-né à terme (2e semaine chez le prématuré)

Rassurer sur la fréquence de l'ictère : expliquer aux parents que l'ictère est très fréquent et le plus souvent bénin, tout en présentant les signes qui doivent les amener à consulter
Reconnaître les signes qui doivent alerter : reformuler avec les parents qu'un ictère très intense, une somnolence inhabituelle, un refus de téter ou des selles décolorées justifient de contacter la maternité ou le médecin
Soutenir l'allaitement : accompagner la mise au sein, expliquer que des tétées fréquentes aident le bébé à éliminer la bilirubine, et déconstruire l'idée fausse qu'il faudrait arrêter l'allaitement en cas d'ictère
Expliquer la photothérapie : présenter aux parents le principe de la lumière bleue, l'intérêt des protections des yeux et de la couche, et les associer aux temps de soins et d'alimentation
Décrire la surveillance des selles et des urines : montrer aux parents à quoi ressemblent des selles normales et les inviter à signaler des selles décolorées ou des urines foncées
Préparer la sortie et le suivi : reformuler l'importance des consultations de suivi rapprochées et de la surveillance de l'ictère à domicile après le retour de la maternité

Surveillance prioritaire

Température et constantes pendant la photothérapie

Surveillance rapprochée toutes les heures sous photothérapie (surveillance thermique horaire, monitorage de la fréquence cardiaque), plus souvent si instabilité · Température centrale entre 36,5 et 37,5 °C (risque d'hyperthermie sous la lumière), fréquence cardiaque et fréquence respiratoire dans les normes du nouveau-né, coloration et comportement stables

Alerte

Hyperthermie ou hypothermie sous photothérapie : ajuster l'environnement thermique et alerter le médecinModification de la fréquence cardiaque ou respiratoire, marbrures, teint gris : transmettre au médecin sans délaiProtection oculaire déplacée ou peau lésée sous les protections : repositionner et tracer, transmettre si lésion

Hydratation et prise alimentaire sous photothérapie

À chaque tétée ou biberon, alimentation environ toutes les 3 heures, avec suivi des couches · Tétées efficaces et régulières, couches mouillées régulières, poids suivi selon protocole, absence de signes de déshydratation (fontanelle déprimée, pli cutané, muqueuses sèches, somnolence)

Alerte

Tétées inefficaces, refus de s'alimenter ou couches sèches : signaler et adapter le soutien à l'alimentation, transmettre au médecinSignes de déshydratation ou perte de poids inhabituelle : alerter le médecin pour réévaluationSomnolence excessive gênant l'alimentation : la distinguer d'un signe neurologique et transmettre au médecin

Efficacité de la photothérapie et bilirubine de contrôle

Contrôle de la bilirubine sur prescription, souvent 4 à 6 heures après le début, puis selon l'évolution · Décroissance de la bilirubine par rapport à la valeur initiale, régression de l'ictère, retour du nouveau-né à un comportement normal ; valeurs situées sur l'abaque par le médecin

Alerte

Bilirubine qui ne baisse pas ou continue de monter malgré la photothérapie : transmettre au médecin pour réévaluation du traitementRéapparition de l'ictère à l'arrêt de la photothérapie (rebond) : mesurer la bilirubine transcutanée et transmettre au médecinApparition de signes neurologiques (hypotonie, cri anormal, mauvaise succion) : alerter le médecin immédiatement

Rôle IDE détaillé

Recueillir les facteurs de risque : prématurité, incompatibilité de groupe possible, hématome de naissance, contexte familial d'hémolyse, qualité de l'allaitement et nombre de tétées
Dépister l'ictère par la bilirubine transcutanée selon le protocole et le situer sur les abaques selon le nombre d'heures de vie
Repérer les signes d'ictère pathologique : ictère avant 24 heures, intense, prolongé, selles décolorées et urines foncées
Rechercher les signes neurologiques d'alerte : somnolence excessive, hypotonie, mauvaise succion, cri anormal, à transmettre immédiatement

Références

Item 278 : Ictère néonatal (référentiel de néonatologie) · CNPU (Collège national des pédiatres universitaires) · 2024

Recommandations analytiques et cliniques pour l'utilisation de la bilirubinémie en néonatalogie (groupe SFBC-CNBH-CNRHP) · CNRHP (Centre national de référence en hémobiologie périnatale) · 2020

Suivi individuel de l'ictère du nouveau-né (groupe de travail ictère) · Société française de néonatalogie (SFN) · 2015

Ictère du nouveau-né de plus de 35 SA : protocole PRO_005 · Réseau de santé en périnatalité · 2023

Article R.4311-4 du code de la santé publique : rôle propre infirmier (décret n° 2025-1306, en vigueur au 30 juin 2026) · Légifrance · 2025

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical professionnel ni les protocoles institutionnels en vigueur.

Les recommandations évoluent. Se référer systématiquement aux sources officielles (HAS, ANSM, RCP, sociétés savantes) et aux protocoles de l'établissement avant tout acte de soin.