Aérosol-thérapie
Préparer et administrer un aérosol médicamenteux par nébulisation, surveiller la tolérance et évaluer l'efficacité respiratoire.
Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical.
Prérequis
Patient
Matériel
IDE
Évaluation respiratoire avant le soin
2 minVérification de la prescription et préparation du médicament
2 minInstallation du système et du patient
2 minGuidage de la technique respiratoire
10-15 minIDE
Surveillance pendant la nébulisation
ContinueFin de la nébulisation
2 minSoins post-nébulisation
3 minIDE
Évaluation post-soin et traçabilité
2 minNébuliser sous O2 chez un patient BPCO sans prescription spécifique
Utiliser l'air comprimé comme gaz vecteur chez le BPCO. Ne nébuliser sous O2 que si prescription explicite.
Pourquoi
L'O2 comme gaz vecteur chez le BPCO peut aggraver l'hypercapnie, par des mécanismes multiples dont l'effet Haldane. Risque de carbonarcose.
Oublier le rinçage buccal après les corticoïdes inhalés
Rinçage buccal abondant puis cracher après chaque inhalation de corticoïdes. Systématique, pas optionnel.
Pourquoi
Les corticoïdes se déposent sur la muqueuse buccale et favorisent la prolifération de Candida albicans. La candidose buccale est douloureuse et gêne l'alimentation.
Régler le débit sous 6 L/min
Débit de 6-8 L/min : produit des gouttelettes de 1-5 microns, taille optimale pour le dépôt bronchique.
Pourquoi
Sous 6 L/min, les gouttelettes sont trop grosses (> 5 microns) et se déposent dans les voies aériennes supérieures sans atteindre les bronchioles. L'efficacité thérapeutique est compromise.
Ne pas évaluer l'état respiratoire avant et après la nébulisation
SpO2 et FR avant et après chaque nébulisation. Comparer et tracer.
Pourquoi
Sans évaluation comparative, l'efficacité du traitement est impossible à objectiver. Un bronchospasme paradoxal peut passer inaperçu.
Laisser le patient allongé pendant la nébulisation
Position assise ou semi-assise (45-60 degrés). La gravité aide le dépôt pulmonaire et l'expectoration.
Pourquoi
La position allongée réduit la capacité pulmonaire et le dépôt bronchique du médicament. L'expectoration est aussi plus difficile.
Ne pas expliquer la technique respiratoire au patient
Expliquer : inspirer lentement et profondément par la bouche, pause 2-3 secondes, expirer lentement. Corriger pendant la séance.
Pourquoi
Un patient qui respire superficiellement ou par le nez reçoit moins de médicament au niveau bronchique. L'efficacité du traitement diminue.
Mnémo
BPCO : nébuliser à l'air comprimé (pas O2) sauf prescription explicite contraire
Surveiller
Paramètres
Transmettre et noter
Objectifs
Indications
Contre-indications
Bronchospasme paradoxal
Conduite
Arrêter immédiatement la nébulisation. O2 au masque. Alerter le médecin. Signaler pour adaptation du traitement.
Tachycardie et tremblements (bêta-2-mimétiques)
Conduite
Signaler au médecin si FC > 120 bpm ou tremblements invalidants. Adaptation posologique possible.
Candidose buccale (corticoïdes inhalés)
Conduite
Renforcer le rinçage buccal après chaque inhalation. Signaler au médecin pour traitement antifongique local.
Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical professionnel ni les protocoles institutionnels en vigueur.
Les recommandations évoluent. Se référer systématiquement aux sources officielles (HAS, ANSM, RCP, sociétés savantes) et aux protocoles de l'établissement avant tout acte de soin.