Cancer du col de l'utérus

Cancer gynécologique lié au papillomavirus humain (HPV), évitable dans 90 % des cas grâce à un dépistage fait régulièrement de 25 à 65 ans, et que la vaccination HPV de l'adolescent aide à prévenir.

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical.

Notre méthode

Le cancer du col de l'utérus est une tumeur maligne des cellules du col utérin, née d'une infection persistante par un papillomavirus humain (HPV) oncogène. Il se développe lentement, sur plus d'une dizaine d'années, ce qui ouvre une large fenêtre de dépistage et de prévention. Pour l'IDE, l'enjeu est de promouvoir le dépistage organisé entre 25 et 65 ans, de proposer la vaccination HPV aux adolescents et jeunes adultes, d'accompagner le parcours de soins et de soutenir l'autonomie de la patiente.
Prévalence
En 2023, on a compté en France 3 159 nouveaux cas de ce cancer (INCa Panorama 2026). Le nombre de décès diffère selon les sources : 755 décès estimés en 2023, chiffre que l'INCa assortit d'une réserve (les données de mortalité ne séparent pas directement le col du reste de l'utérus) et rapproche des 836 décès recensés en 2022 (INCa Panorama 2026) ; environ 800 par an dans le communiqué de l'INCa (INCa communiqué 2026) ; 1 100 décès rapportés en 2023 selon la HAS (HAS 2025).
Âge typique
Trois quarts des cas concernent des femmes de 25 à 64 ans, avec un âge médian de 55 ans au diagnostic (HAS 2025 ; INCa Panorama 2026). Avant 30 ans, infections à HPV et anomalies transitoires des cellules sont courantes : c'est pourquoi la cytologie, et non le test HPV, sert au dépistage entre 25 et 29 ans (INCa pourquoi se faire dépister 2025).
Mortalité
Sur la période 2019-2023, l'incidence standardisée est restée stable et la mortalité standardisée a baissé en moyenne de 3 % par an ; la survie nette à 5 ans atteint 63 % chez les femmes diagnostiquées entre 2010 et 2015 (INCa Panorama 2026), en recul par rapport aux 68 % de la période 1989-1993 selon la HAS (HAS 2025). Sur 2020-2022, 59,5 % des femmes ciblées ont participé au dépistage organisé, et environ 40 % ne le font pas ou pas au rythme recommandé, surtout après 50 ans (INCa Panorama 2026), ce qui justifie la mobilisation de l'IDE en première ligne.

Précoces

Signes précoces

Métrorragies de contactSaignement vaginal après un rapport sexuel : sans signer forcément un cancer, il justifie une consultation auprès d'un médecin ou d'une sage-femme, même entre deux dépistages (INCa pourquoi se faire dépister 2025).
Pertes vaginales anormalesLeucorrhées inhabituelles, persistantes ou récidivantes (INCa outil médecin généraliste 2021).
Métrorragies spontanéesSaignement en dehors des rapports, notamment entre les règles (INCa outil médecin généraliste 2021 ; INCa pourquoi se faire dépister 2025) : motif de consultation médicale ou de sage-femme, à ne pas reporter au prochain dépistage.

Évolutifs

Signes évolutifs

Douleurs pelviennes et dyspareunieDouleurs pelviennes en cas d'extension pelvienne, dyspareunie nouvelle ou inhabituelle (INCa outil médecin généraliste 2021).
Troubles urinaires ou digestifsDysurie ou ténesme en cas d'extension pelvienne (INCa outil médecin généraliste 2021).
Douleurs lombairesDouleurs lombaires par compression d'un uretère par la tumeur (INCa outil médecin généraliste 2021).

Gravité

Signes de gravité

Hémorragie génitale abondanteSaignement vaginal massif, caillots répétés, malaise ou tachycardie ; tableau à transmettre sans délai.
Douleur abdominale ou pelvienne intenseDouleur aiguë avec fièvre, vomissements ou défense abdominale, faisant craindre une complication locale ou infectieuse.
Signes d'insuffisance rénale obstructiveDiminution franche des urines, douleurs lombaires intenses ou œdèmes, évoquant une compression urétérale par la tumeur.

Mécanisme

Le cancer du col est entièrement attribuable aux HPV (HAS 2025). L'infection se transmet surtout par voie sexuelle, même sans pénétration, et survient le plus souvent lors des premiers rapports (INCa vaccination HPV 2026) ; parmi la douzaine de types cancérogènes, les HPV 16 et 18 dominent (HAS 2019).
Dans environ 90 % des cas, l'infection disparaît spontanément en deux ans au plus (INCa vaccination HPV 2026 ; HAS 2025). Quand elle persiste, elle peut provoquer des lésions précancéreuses appelées néoplasies intra-épithéliales (CIN1, CIN2, CIN3).
Sans dépistage ni traitement, une partie de ces lésions évolue en cancer invasif : 10 à 20 ans après l'infection selon l'INCa, 10 à 30 ans selon la HAS (INCa vaccination HPV 2026 ; HAS 2025). Le cancer envahit alors la paroi cervicale puis les tissus voisins.
Le cancer peut ensuite s'étendre au vagin, au paramètre, à la vessie ou au rectum et donner des métastases ganglionnaires ou à distance.

Conséquences

À un stade précoce, le cancer ne donne souvent aucun symptôme ; quand des signes apparaissent, il est souvent déjà avancé (INCa pourquoi se faire dépister 2025).
Saignements vaginaux anormaux, provoqués par les rapports sexuels (métrorragies de contact) ou spontanés (INCa outil médecin généraliste 2021).
Leucorrhées inhabituelles, persistantes ou récidivantes, et dyspareunie nouvelle ou inhabituelle (INCa outil médecin généraliste 2021).
En cas d'extension pelvienne, douleurs pelviennes, dysurie ou ténesme ; douleurs lombaires en cas de compression d'un uretère (INCa outil médecin généraliste 2021).
Au stade métastatique, plus rare, signes liés à l'atteinte du péritoine, du foie ou des poumons (INCa outil médecin généraliste 2021).

Évolution

L'évolution est lente, ce qui rend le dépistage particulièrement utile : il repère des lésions précancéreuses, que l'on surveille ou que l'on traite, et des cancers à un stade précoce. Plus le cancer est découvert tôt, moins les soins sont lourds et plus la fertilité peut être préservée (INCa pourquoi se faire dépister 2025). Les examens et traitements de lésions qui auraient régressé seules ne sont pas anodins : ils peuvent retentir sur les grossesses à venir, avec un risque possible d'accouchement prématuré, ce qui explique les intervalles de dépistage recommandés (INCa pourquoi se faire dépister 2025).
Infection persistante à HPV oncogène : dans le monde, les génotypes 16 ou 18 sont en cause dans environ 70 % des cancers du col (HAS 2025).
Absence de dépistage ou dépistage irrégulier : réalisé aux intervalles recommandés, le dépistage permettrait d'éviter 90 % des cancers du col (INCa Panorama 2026).
Tabagisme actif : il peut favoriser la persistance de l'infection et son évolution vers un cancer (HAS 2025).
Immunosuppression ou certaines infections, comme le VIH (INCa Panorama 2026).
Premiers rapports sexuels à un âge précoce et multiplicité des partenaires (INCa Panorama 2026).
Multiparité et contraception orale œstroprogestative (INCa Panorama 2026), que la HAS retient en cas d'usage au long cours (HAS 2025).
Absence de vaccination contre les HPV, d'autant plus efficace qu'elle est faite avant l'entrée dans la vie sexuelle (HAS 2025).

Critères diagnostiques

Un résultat de dépistage anormal n'est pas un diagnostic : il oriente vers des examens complémentaires (INCa Panorama 2026). Après 30 ans, un test HPV positif, à lui seul, ne dit pas quelle conduite tenir : la cytologie réflexe oriente vers une colposcopie ou vers un nouveau test HPV un an plus tard (HAS 2019). Avant 30 ans, une cytologie ASC-US est d'abord complétée par un test HPV de triage (CNGOF cytologie anormale 2025).
Le diagnostic de cancer invasif est posé par l'histologie, sur une biopsie du col, au mieux guidée par la colposcopie, ou sur une pièce de conisation ; une cytologie ne suffit pas à le poser (INCa outil médecin généraliste 2021).
L'examen anatomopathologique précise le type histologique : carcinome malpighien dans 80 à 90 % des cas, adénocarcinome dans 10 à 20 % (INCa outil médecin généraliste 2021).
Bilan d'extension par IRM lombo-pelvienne en cas de cancer invasif (CNGOF cancer du col 2025), complété selon le stade par TEP-scanner ou scanner thoraco-abdomino-pelvien (INCa outil médecin généraliste 2021).

Diagnostic différentiel

Ectropion cervical : zone rouge bénigne autour de l'orifice du col.
Cervicite : inflammation du col.
Polype endocervical : lésion bénigne pouvant saigner au contact.
Cancer de l'endomètre : autre cancer gynécologique pouvant se révéler par des saignements.

Examens complémentaires

Examen cytologique cervico-utérin (frottis)

Recherche de cellules anormales du col utérin sur un frottis cervico-utérin, de préférence en milieu liquide, ce qui permet un test HPV réflexe sur le même prélèvement. C'est l'examen de dépistage chez les femmes de 25 à 29 ans : deux examens à un an d'intervalle, puis un troisième trois ans plus tard si les deux premiers sont normaux (HAS 2019).Gynécologues, médecins généralistes et sages-femmes réalisent le prélèvement, y compris en centre de santé ou à l'hôpital ; certains laboratoires le font sur invitation ou prescription, et certains cabinets infirmiers remplissant les conditions requises le pratiquent au titre d'un protocole de coopération entre professionnels (INCa dépistage en pratique 2025). L'IDE explique le déroulement à la patiente, prépare le matériel selon le protocole local et veille à ce que le résultat parvienne au professionnel qui assure le suivi.

Test HPV

Recherche de l'ADN des papillomavirus oncogènes. C'est l'examen de dépistage chez les femmes de 30 à 65 ans : premier test trois ans après le dernier frottis normal (HAS 2019), ou dès 30 ans si aucun dépistage n'a été fait (INCa pourquoi se faire dépister 2025), puis tous les cinq ans tant que le test est négatif (HAS 2019).L'IDE explique le principe du test, vérifie les critères d'éligibilité au dépistage organisé et transmet le résultat. Un test positif déclenche une cytologie réflexe qui oriente la suite (HAS 2019). À partir de 30 ans, l'auto-prélèvement vaginal doit être proposé aux femmes non dépistées ou insuffisamment dépistées (HAS 2019).

Colposcopie avec biopsie

Examen du col utérin sous grossissement, qui guide des biopsies sur les zones suspectes. Après un test HPV positif, elle est indiquée dès que la cytologie réflexe montre une anomalie, à partir du seuil ASC-US (HAS 2019). Devant un symptôme, le col est examiné au spéculum ; s'il paraît anormal ou laisse un doute, la patiente est adressée à un gynécologue pour colposcopie et biopsies dirigées, sans cytologie ni test HPV préalables (INCa outil médecin généraliste 2021).L'IDE accompagne la patiente, explique le déroulement, surveille la tolérance du geste et transmet toute douleur ou saignement inhabituel.

IRM lombo-pelvienne

Bilan d'extension locale prescrit après confirmation d'un cancer invasif : l'IRM lombo-pelvienne sert à la stadification initiale (CNGOF cancer du col 2025) et évalue l'envahissement paramétrial, vaginal, vésical ou rectal pour orienter la stratégie thérapeutique.L'IDE vérifie les contre-indications, prépare la patiente selon le protocole local et transmet le compte rendu à l'équipe pour la réunion de concertation pluridisciplinaire.

Spécialisé

Conisation par électro-résection à l'anseDevant une lésion intra-épithéliale de haut grade confirmée à l'histologie, la prise en charge repose sur une exérèse par électro-résection à l'anse diathermique, guidée par la colposcopie ; avant 30 ans, une surveillance colposcopique peut être envisagée pour une lésion peu étendue dont la jonction est visible, chez une patiente informée et acceptant ce suivi (CNGOF cytologie anormale 2025). L'IDE prépare la patiente, surveille les saignements et la douleur après le geste et transmet les consignes de suivi.

Suivi par test HPV à 6 mois puis tous les 3 ans (CNGOF cytologie anormale 2025)

Spécialisé

Chirurgie d'un cancer invasifSelon le stade, le traitement chirurgical va de la trachélectomie élargie (ablation du col en préservant l'utérus chez la femme jeune souhaitant une grossesse) à l'hystérectomie élargie avec curage ganglionnaire pelvien. La décision est prise en RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire). Le curage ganglionnaire expose notamment au lymphœdème des membres inférieurs (CNGOF cancer du col 2025).

Selon le geste réalisé et l'évolution postopératoire

Actif

Radio-chimiothérapie concomitantePour les cancers localement avancés, l'association d'une radiothérapie externe pelvienne et d'une chimiothérapie à base de sel de platine (cisplatine ou carboplatine) est le traitement de référence (CNGOF cancer du col 2025) ; elle est suivie d'une curiethérapie utéro-vaginale, qui n'est pas optionnelle (INCa outil médecin généraliste 2021). L'IDE surveille la tolérance, accompagne les patientes pendant les séances et transmet les effets indésirables.

Plusieurs semaines selon le protocole oncologique

Support

Soins de supportPrise en charge de la douleur, de la fatigue, de l'anémie, des troubles digestifs et urinaires, du retentissement psychologique et sexuel tout au long du parcours. L'IDE coordonne avec l'équipe pluridisciplinaire selon les besoins.

Tout au long du parcours

Éducation

Promotion du dépistage et de la vaccination HPVL'IDE explique le programme national de dépistage organisé et présente la vaccination HPV aux adolescents et aux jeunes adultes. Le vaccin HPV figurant au calendrier des vaccinations, l'IDE peut l'administrer dès 11 ans ; il peut aussi le prescrire, après avoir déclaré cette activité à l'ordre et, si l'enseignement n'a pas été reçu en formation initiale, avec une attestation de formation (arrêtés du 26 juin 2026, pris en application de l'article L.4311-1 du Code de la santé publique). Après l'injection, la personne vaccinée est surveillée pendant 15 minutes en raison du risque de malaise et de syncope, et chez une femme enceinte il est préférable de reporter la vaccination après la grossesse (HAS 2025).

Tout au long du parcours soignant

Complications postopératoires

Après la chirurgie d'un cancer invasif : rétention urinaire si l'exérèse a été élargie aux paramètres, parfois avec des autosondages, qui régresse habituellement en quelques jours à quelques mois ; complications de cicatrice (hématome, infection, désunion) ; infections urinaires et vaginales ; chute d'escarre hémorragique ; lymphocèle après chirurgie ganglionnaire ; plus rarement, fistule urinaire ou rectale, notamment après association de chirurgie et de radiothérapie (INCa outil médecin généraliste 2021). Après le traitement d'une lésion du col, un retentissement sur les grossesses à venir est possible, avec un risque d'accouchement prématuré (INCa pourquoi se faire dépister 2025).

Prévention

Surveiller la douleur, la cicatrice, les saignements et la reprise mictionnelle ; un saignement excessif ou une fièvre se signalent au médecin (INCa chirurgie 2015).

Signes d'alerte

Fièvre · Douleur qui augmente · Saignement abondant · Absence de miction après ablation de la sonde

Toxicité de la radiothérapie pelvienne

Cystite radique, rectite radique, sténose vaginale, sécheresse vaginale et troubles sexuels peuvent apparaître pendant ou après le traitement.

Prévention

Informer la patiente, surveiller les symptômes à chaque séance, transmettre les plaintes et proposer les soins de support adaptés.

Signes d'alerte

Brûlures mictionnelles · Rectorragie · Diarrhée · Douleur ou sécheresse vaginale

Lymphœdème du membre inférieur

Le curage ganglionnaire pelvien expose au lymphœdème des membres inférieurs (CNGOF cancer du col 2025) : la stagnation de la lymphe entraîne un gonflement progressif d'un ou des deux membres.

Prévention

Repérer tôt la lourdeur ou le gonflement, encourager la mobilisation prescrite et orienter vers le kinésithérapeute ou l'équipe de soins de support en cas de signes.

Signes d'alerte

Lourdeur du membre · Gonflement persistant · Raideur · Sensation de tension cutanée

Récidive ou évolution métastatique

Une récidive locale ou à distance reste possible. Selon le CNGOF, la plupart surviennent tôt, dans les deux à trois premières années, et rarement au-delà de cinq ans (CNGOF cancer du col 2025) ; l'INCa situe la majorité dans les deux ans mais en compte 10 % après cinq ans (INCa outil médecin généraliste 2021).

Prévention

Maintenir le suivi programmé et repérer les nouveaux signes : des signes locaux ou à distance qui apparaissent ou persistent conduisent à revoir l'équipe spécialisée au plus tôt (INCa outil médecin généraliste 2021).

Signes d'alerte

Nouveau saignement · Douleur pelvienne persistante · Signes respiratoires nouveaux · Altération de l'état général

Expliquer le programme national de dépistage organisé entre 25 et 65 ans : entre 25 et 29 ans, deux cytologies à un an d'intervalle puis une troisième trois ans plus tard si elles sont normales ; à partir de 30 ans, test HPV tous les cinq ans (HAS 2019). Le dépistage concerne aussi les femmes vaccinées (INCa programme de dépistage 2025).
Présenter la vaccination HPV (Gardasil 9) aux familles et aux jeunes adultes : deux doses entre 11 et 14 ans ; rattrapage jusqu'à 26 ans révolus, en trois doses à partir de 15 ans (HAS 2025).
Reformuler les signes qui doivent faire consulter, même entre deux dépistages : saignement après un rapport sexuel ou entre les règles, douleurs inexpliquées (INCa pourquoi se faire dépister 2025), saignement spontané, leucorrhées inhabituelles et persistantes, dyspareunie nouvelle (INCa outil médecin généraliste 2021).
Après une conisation, rappeler le suivi prévu par test HPV à 6 mois puis tous les 3 ans (CNGOF cytologie anormale 2025) et les consignes remises par l'équipe qui a réalisé le geste.
Pendant la radio-chimiothérapie, vérifier que la patiente sait reconnaître les motifs d'appel : température à 38,5 °C ou au-delà, ou à 38 °C pendant 24 heures, frissons (INCa chimiothérapie et sang 2021), diarrhée de plus d'une journée ou accompagnée de fièvre ou de vomissements (INCa chimiothérapie et diarrhée 2019).
Aborder sans gêne la sexualité, la fertilité, la sécheresse vaginale et le retentissement psychologique, et orienter vers les soins de support disponibles.

Surveillance prioritaire

Saignements vaginaux

À chaque prise en soins, en pré et postopératoire, et à chaque consultation de suivi · Absence de saignement abondant, hémoglobine dans les valeurs fixées par la prescription, fréquence cardiaque et pression artérielle stables par rapport aux valeurs de base de la patiente

Alerte

Saignement abondant ou caillots répétésTachycardie, pâleur ou malaise associéSaignement qui reprend à distance d'une chirurgie (chute d'escarre hémorragique), relevant d'un avis spécialisé (INCa outil médecin généraliste 2021)

Postopératoire après conisation ou hystérectomie

Surveillance rapprochée au retour de bloc, puis espacée selon l'évolution clinique et le protocole du service · Absence de fièvre, douleur soulagée par l'antalgie prescrite, diurèse conforme aux seuils de la prescription, cicatrice sèche, reprise mictionnelle et du transit

Alerte

Fièvre, douleur qui augmente malgré les antalgiques prescritsÉcoulement anormal de la cicatrice ou saignement abondantTrouble mictionnel persistant ou douleur lombaire évocatrice d'une complication urinaire

Tolérance de la radio-chimiothérapie

À chaque cure, à chaque séance et à chaque plainte de la patiente · Hydratation maintenue, absence de vomissements ou de diarrhée incoercibles, peau pelvienne sans radiodermite sévère, NFS contrôlée selon la prescription

Alerte

Température à 38,5 °C ou au-delà, ou à 38 °C pendant 24 heures, frissons ou autre signe d'infection : à signaler immédiatement au médecin (INCa chimiothérapie et sang 2021)Diarrhée qui dure plus d'une journée ou s'accompagne de fièvre ou de vomissements (INCa chimiothérapie et diarrhée 2019), cystite radique, douleur pelvienne en aggravationFatigue extrême, saignement inhabituel ou neutropénie signalée par le laboratoire

Retentissement psychologique et sexuel

À chaque entretien et à chaque consultation de suivi · Patiente informée des effets attendus, expression possible des questions sur la sexualité et la fertilité, orientation vers les soins de support en cas de besoin

Alerte

Anxiété marquée, tristesse persistante ou isolementSouffrance liée à la sexualité ou à l'image corporelle non exprimée mais devinéeDifficultés conjugales ou sociales évoquées par la patiente

Rôle IDE détaillé

Repérer les saignements anormaux, les pertes inhabituelles, la douleur pelvienne et le retentissement sur la vie quotidienne.
Évaluer le statut vaccinal HPV de la patiente et de son entourage, et identifier les besoins d'information ou de rattrapage.
Repérer la couverture du dépistage organisé : date du dernier frottis ou du dernier test HPV, freins éventuels à la participation.
Repérer l'anxiété, la souffrance liée à l'image corporelle, à la sexualité et à la fertilité, en proposant un espace d'expression.

Références

Panorama des cancers en France, édition 2026 (libellé dans la fiche : INCa Panorama 2026) · Institut national du cancer (INCa) · 2026

Se protéger contre plusieurs cancers grâce à la vaccination HPV : un rattrapage possible jusqu'à 26 ans, page mise à jour le 7 janvier 2026 (libellé dans la fiche : INCa vaccination HPV 2026) · Institut national du cancer (INCa) · 2026

40 % des femmes ne participent pas encore ou pas régulièrement au dépistage des cancers du col de l'utérus : l'Institut national du cancer rappelle ses bénéfices, communiqué mis à jour le 15 janvier 2026 (libellé dans la fiche : INCa communiqué 2026) · Institut national du cancer (INCa) · 2026

Cancer du col de l'utérus : pourquoi se faire dépister ?, page mise à jour le 4 juillet 2025 (libellé dans la fiche : INCa pourquoi se faire dépister 2025) · Institut national du cancer (INCa) · 2025

Le programme national de dépistage du cancer du col de l'utérus, page mise à jour le 7 mars 2025 (libellé dans la fiche : INCa programme de dépistage 2025) · Institut national du cancer (INCa) · 2025

Le dépistage du cancer du col de l'utérus en pratique, page mise à jour le 21 janvier 2025 (libellé dans la fiche : INCa dépistage en pratique 2025) · Institut national du cancer (INCa) · 2025

Cancers invasifs du col utérin : du diagnostic au suivi, collection Outils pour la pratique, médecin généraliste, juillet 2021 (libellé dans la fiche : INCa outil médecin généraliste 2021) · Institut national du cancer (INCa) · 2021

Chimiothérapie : les effets sur le sang (globules blancs, globules rouges et plaquettes), page mise à jour le 7 avril 2021 (libellé dans la fiche : INCa chimiothérapie et sang 2021) · Institut national du cancer (INCa) · 2021

Chimiothérapie : nausées, diarrhées, constipations, dysfonctionnements des reins et colorations des urines, page mise à jour le 4 novembre 2019 (libellé dans la fiche : INCa chimiothérapie et diarrhée 2019) · Institut national du cancer (INCa) · 2019

Les effets indésirables possibles de la chirurgie, page mise à jour le 26 janvier 2015 (libellé dans la fiche : INCa chirurgie 2015) · Institut national du cancer (INCa) · 2015

Évaluation de la recherche des papillomavirus humains (HPV) en dépistage primaire des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus et de la place du double immuno-marquage p16/Ki67 · HAS · 2019

Vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) : élargissement de la cohorte de rattrapage vaccinal chez les hommes et les femmes jusqu'à 26 ans révolus (recommandation validée par le Collège le 30 avril 2025) · HAS · 2025

Le cancer du col de l'utérus : recommandations pour la pratique clinique, Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie 2025;53:365-489 (libellé dans la fiche : CNGOF cancer du col 2025) · CNGOF · 2025

Conduite à tenir devant une femme ayant une cytologie cervico-utérine anormale : actualisation des recommandations INCa après la mise en place du dépistage par le test HPV, Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie 2025;53:54-75 (libellé dans la fiche : CNGOF cytologie anormale 2025) · CNGOF · 2025

Gardasil 9 : résumé des caractéristiques du produit, rubrique 4.2 Posologie, annexe I de l'information produit européenne, consultée le 5 octobre 2026 (libellé dans la fiche : RCP Gardasil 9) · EMA (RCP européen) · 2026

Article L.4311-1 du Code de la santé publique, version en vigueur depuis le 29 juin 2025 : l'infirmier prescrit les produits de santé dont la liste est fixée par arrêté · Légifrance · 2025

Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d'Etat sont autorisés à prescrire ou à renouveler · Légifrance · 2026

Arrêté du 26 juin 2026 fixant la liste des actes et soins pouvant être réalisés par les infirmiers diplômés d'Etat · Légifrance · 2026

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical professionnel ni les protocoles institutionnels en vigueur.

Les recommandations évoluent. Se référer systématiquement aux sources officielles (HAS, ANSM, RCP, sociétés savantes) et aux protocoles de l'établissement avant tout acte de soin.