Infectieux

Hépatite C

Infection virale hépatique chronique à VHC transmise principalement par voie sanguine, susceptible d'évoluer vers la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire. Les antiviraux à action directe (AAD) pangénotypiques permettent une guérison dans la grande majorité des cas.

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical.

Notre méthode

L'hépatite C est une infection virale chronique du foie causée par le virus de l'hépatite C (VHC), transmise principalement par voie sanguine. La phase aiguë est le plus souvent asymptomatique avec un passage fréquent à la chronicité, susceptible d'évoluer en plusieurs années vers la fibrose, la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire. La prise en charge simplifiée par antiviraux à action directe (AAD) pangénotypiques permet une guérison dans la grande majorité des cas, sous réserve d'une vigilance importante sur les interactions médicamenteuses.
Prévalence
En France, l'hépatite C n'est pas une maladie à déclaration obligatoire (liste réglementaire des maladies à déclaration obligatoire, Santé publique France) : l'hépatite B aiguë symptomatique, elle, est à déclaration obligatoire (Santé publique France). La surveillance repose sur Santé publique France à partir des activités de dépistage et des laboratoires. Les données nationales rapportent environ 133 000 personnes vivant avec une infection chronique par le VHC et une prévalence estimée autour de 0,3 % de la population (en baisse depuis 0,42 % en 2011). Le taux de dépistage est plus élevé dans les départements et régions d'outre-mer qu'en France hexagonale (Santé publique France).
Âge typique
Adulte de 40 à 60 ans le plus souvent, contamination ancienne (toxicomanie intraveineuse, transfusion avant 1992, soins invasifs en zone d'endémie). Adulte plus jeune en cas de toxicomanie intraveineuse récente ou exposition chemsex
Mortalité
Pronostic transformé par les AAD pangénotypiques depuis 2014. Sans traitement, évolution possible vers cirrhose, décompensation hépatique, carcinome hépatocellulaire et mortalité hépatique. Avec traitement bien conduit, guérison virologique dans la grande majorité des cas. Le risque de carcinome hépatocellulaire persiste à vie chez les patients déjà cirrhotiques au moment de la guérison, justifiant un dépistage semestriel à vie (HAS 2019, AFEF 2023)

Précoces

Signes précoces

Forme asymptomatique (la majorité des cas)Infection découverte fortuitement à l'occasion d'un bilan biologique, d'un dépistage ciblé ou d'une exposition à risque récente
Asthénie chroniqueFatigue persistante souvent au premier plan en phase chronique, parfois retentissement professionnel et qualité de vie altérée
Élévation fluctuante des transaminasesALAT fluctuantes au cours du temps, parfois normales en phase chronique, ne reflétant pas toujours l'activité virale

Évolutifs

Signes évolutifs

Signes d'hépatopathie chroniqueAngiomes stellaires du tronc, érythrose palmaire, hippocratisme digital, observés à un stade évolué de la fibrose

Tardifs

Signes tardifs

Cirrhose compenséeSignes biologiques discrets : thrombopénie par hypersplénisme, baisse modérée du TP, varices oesophagiennes au bilan endoscopique sur prescription
Manifestations extra-hépatiquesCryoglobulinémie mixte avec purpura vasculaire, arthralgies, neuropathie périphérique ; glomérulonéphrite membrano-proliférative parfois

Gravité

Signes de gravité

Cirrhose décompenséeAscite, ictère, encéphalopathie hépatique (confusion, astérixis, troubles du comportement) : surveiller les constantes et le périmètre abdominal, alerter le médecin sans délai
Hémorragie digestive hauteHématémèse ou méléna par rupture de varices oesophagiennes (hypertension portale) : surveillance constantes en continu, position adaptée, alerter le médecin ou déclencher la procédure d'urgence vitale de l'établissement (le 15 hors établissement)
Carcinome hépatocellulaireDouleur de l'hypochondre droit, altération de l'état général, parfois perte de poids et masse palpable : transmettre les signes au médecin pour bilan d'imagerie en urgence sur prescription

Mécanisme

Contamination par voie sanguine : le VHC, virus à ARN de la famille des Flaviviridae, infecte les hépatocytes après contact avec du sang contaminé
Phase aiguë le plus souvent silencieuse, avec passage à la chronicité dans la majorité des cas par échappement immunitaire (persistance virale au-delà de 6 mois)
Inflammation chronique du foie : l'agression virale prolongée provoque une cicatrisation progressive du tissu hépatique (fibrose F0 à F4 selon le score METAVIR)
Cirrhose hépatique au stade F4 : fibrose étendue irréversible, survenant après plusieurs années à plusieurs décennies d'évolution
Risque de carcinome hépatocellulaire sur cirrhose installée, persistant à vie même après éradication virologique

Conséquences

Phase chronique le plus souvent silencieuse : asthénie modérée, transaminases ALAT fluctuantes, parfois normales
Manifestations extra-hépatiques : cryoglobulinémie mixte (purpura, arthralgies, neuropathie périphérique), glomérulonéphrite membrano-proliférative, troubles cutanés
Cirrhose compensée puis décompensée : ascite, ictère, encéphalopathie hépatique, hémorragie digestive par rupture de varices oesophagiennes
Carcinome hépatocellulaire sur cirrhose : tumeur primitive du foie, dépistage semestriel à vie chez les patients cirrhotiques

Évolution

Sans traitement : la primo-infection passe le plus souvent inaperçue, la chronicité s'installe dans la majorité des cas et la fibrose progresse en plusieurs années à plusieurs décennies vers la cirrhose chez une partie des patients. Avec traitement par AAD pangénotypiques (sofosbuvir-velpatasvir 12 semaines ou glécaprévir-pibrentasvir 8 semaines selon le profil), la guérison virologique est obtenue dans la grande majorité des cas, confirmée par une charge virale ARN VHC indétectable 12 semaines après la fin du traitement (RVS12). Le risque de carcinome hépatocellulaire persiste à vie chez les patients cirrhotiques (HAS 2019, AFEF 2023).
Usage de drogues intraveineuses (UDIV) : voie de transmission principale actuelle en France · partage de seringues et de matériel d'injection (cuillère · filtre · eau)
Transfusion sanguine avant 1992 : dépistage obligatoire des dons du sang depuis cette date, contamination ancienne fréquente chez les patients de plus de 50 ans
Tatouages, piercings, scarifications en conditions non stériles : matériel mal stérilisé ou réutilisé
Soins invasifs en zone de forte endémie : transmission nosocomiale dans certains pays à forte prévalence
Co-infection VIH ou exposition AES (accident d'exposition au sang) : soignants et entourage proche
Transmission verticale rare et transmission sexuelle rare hors HSH co-infectés VIH ou pratiques sexuelles à risque (chemsex, lésions muqueuses)

Critères diagnostiques

Confirmation de l'infection chronique : anticorps anti-VHC positifs au dépistage et ARN VHC détectable par PCR au-delà de 6 mois
Évaluation de la fibrose hépatique : Fibroscan ou tests sanguins non invasifs (FibroTest, FIB-4), interprétation par le médecin pour classification F0 à F4
Génotypage VHC : moins crucial avec les AAD pangénotypiques actuels, conservé en cas de cirrhose ou de traitement antérieur (HAS 2019)
Bilan pré-thérapeutique : NFS, bilan hépatique complet, créatinine, sérologies VHB et VIH si non documentées
Critères d'orientation vers le spécialiste hépato-gastro-entérologue : cirrhose, co-infection VIH ou VHB, insuffisance rénale sévère (DFG inférieur à 30 mL/min/1,73 m²), traitement antiviral antérieur, comorbidité non équilibrée (HAS 2019)

Diagnostic différentiel

Hépatite B chronique : Ag HBs positif et ADN VHB détectable, sans anticorps anti-VHC
Stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD/NASH) : syndrome métabolique, absence de virémie VHC, échographie évocatrice
Hépatite auto-immune : auto-anticorps positifs (anti-muscle lisse, anti-LKM1), absence de virémie VHC, terrain souvent féminin
Hémochromatose génétique : ferritine élevée et coefficient de saturation de la transferrine élevé, mutation HFE
Hépatite médicamenteuse ou toxique : chronologie d'introduction médicamenteuse concordante, régression à l'arrêt du toxique

Examens complémentaires

Sérologie VHC (anticorps anti-VHC)

Anticorps anti-VHC positifs en cas de contact avec le virus, sans distinguer infection active et guérison ; négatifs en l'absence d'exposition. Existe aussi en TROD (test rapide d'orientation diagnostique) utilisable par l'IDE selon protocole localL'IDE prélève sur prescription, identifie correctement le tube selon le protocole local et achemine au laboratoire. Pour le TROD, l'IDE le réalise selon le protocole de service avec consentement éclairé du patient. Transmet le résultat au médecin et alerte sans délai en cas de positivité pour confirmation par PCR ARN VHC.

PCR ARN VHC quantitative (charge virale)

Détectable en UI/mL en cas d'infection active, indétectable en cas de guérison spontanée ou après traitement réussi (RVS12). Permet de confirmer l'infection active et de suivre l'efficacité du traitementL'IDE prélève sur prescription et achemine au laboratoire de virologie. Transmet le résultat au médecin avec la valeur en UI/mL et l'évolution par rapport au précédent prélèvement. Alerte si ARN encore détectable 12 semaines après la fin du traitement (suspicion d'échec ou de mauvaise observance).

Évaluation non invasive de la fibrose hépatique

Fibroscan (élastométrie impulsionnelle) en kPa, FibroTest ou FIB-4 ; le médecin classe le stade de fibrose F0 à F4 (cirrhose) selon le score METAVIR à partir des résultatsL'IDE prépare le patient et l'accompagne à l'examen, transmet le résultat brut en kPa ou index au médecin pour classification. Transmet prioritairement toute valeur élevée ou discordante au médecin, avec le compte rendu brut, pour interprétation et décision d'orientation.

Bilan hépatique complet et alpha-foetoprotéine

NFS, plaquettes, ALAT, ASAT, GGT, bilirubine, TP, albumine, créatinine, alpha-foetoprotéine, sérologies VHB et VIH si non documentées (HAS 2019)L'IDE prélève sur prescription et achemine au laboratoire. Transmet les valeurs avec leurs unités et leur tendance au médecin. Alerte si TP abaissé, albumine basse, alpha-foetoprotéine élevée ou cytolyse importante pour évaluation hépatologique.

Phase aiguë

Actif

Sofosbuvir et velpatasvir (Epclusa) en première intentionAntiviral pangénotypique de référence selon la prise en charge simplifiée HAS 2019, sur prescription médicale. L'IDE administre selon prescription, vérifie l'observance quotidienne, recueille la tolérance digestive (nausées, céphalées, asthénie) et trace l'évolution clinique.

12 semaines selon prescription

Actif

Glécaprévir et pibrentasvir (Maviret) en alternativeAntiviral pangénotypique, alternative simplifiée selon le profil du patient, sur prescription médicale. L'IDE administre selon prescription, vérifie l'observance quotidienne et la tolérance, transmet au médecin tout effet indésirable inhabituel.

8 semaines selon prescription

Traitement de fond

Support

Dépistage semestriel du carcinome hépatocellulaire si cirrhoseÉchographie hépatique et dosage de l'alpha-foetoprotéine tous les 6 mois si cirrhose installée (F4), à vie même après guérison virologique sur prescription médicale. L'IDE coordonne les rendez-vous, recueille les comptes rendus et alerte le médecin en cas de nodule ou d'élévation de l'alpha-foetoprotéine.

À vie en cas de cirrhose installée

Support

Recueil et transmission des interactions médicamenteuses (rôle critique)Les AAD présentent des interactions médicamenteuses majeures avec de nombreuses molécules : inhibiteurs de la pompe à protons, statines, amiodarone, anticonvulsivants inducteurs (carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital), anticoagulants oraux directs (dabigatran), rifampicine et même millepertuis (plante en automédication). L'IDE recueille la totalité des médicaments prescrits, des médicaments en automédication et des plantes consommées, puis transmet sans délai au médecin et au pharmacien pour vérification (jamais de validation IDE de l'absence d'interactions).

Avant et tout au long du traitement

Éducation

Vaccination VHB chez le patient VHC non immuniséRecommandée systématiquement chez le patient VHC non immunisé pour prévenir la co-infection VHB-VHC, source d'aggravation hépatique. L'IDE vérifie le statut sérologique VHB, administre le vaccin sur prescription dans le cadre de ses compétences vaccinales et programme le rappel selon le calendrier vaccinal.

Schéma vaccinal selon calendrier vaccinal en vigueur

Éducation

Réduction de la consommation d'alcool et soutien addictologiqueL'alcool aggrave la fibrose hépatique et accélère la progression vers la cirrhose. L'IDE évalue la consommation, sensibilise le patient à la réduction ou à l'arrêt et oriente vers le médecin et l'équipe d'addictologie pour accompagnement spécialisé sur prescription.

Accompagnement à long terme

Cirrhose hépatique

Fibrose étendue et irréversible du foie, complication évolutive de l'hépatite C chronique non traitée ou diagnostiquée tardivement. Elle expose à l'hypertension portale, l'insuffisance hépatocellulaire et au carcinome hépatocellulaire.

Prévention

Éducation IDE à l'observance des AAD, accompagnement à la réduction ou à l'arrêt de l'alcool, orientation vers le médecin et l'équipe d'addictologie sur prescription, planification du suivi hépatologique régulier.

Signes d'alerte

Thrombopénie par hypersplénisme · Élévation des marqueurs non invasifs de fibrose · Varices oesophagiennes au bilan endoscopique

Carcinome hépatocellulaire

Tumeur primitive du foie survenant principalement sur cirrhose installée, dont le risque persiste à vie même après guérison virologique. Justifie un dépistage semestriel à vie chez le patient cirrhotique.

Prévention

Coordination IDE du dépistage semestriel par échographie hépatique et alpha-foetoprotéine sur prescription, à vie chez le patient cirrhotique. Alerter le médecin sans délai en cas de nodule ou d'élévation de l'alpha-foetoprotéine.

Signes d'alerte

Nodule hépatique suspect à l'échographie · Alpha-foetoprotéine en élévation · Altération de l'état général ou douleur de l'hypochondre droit

Décompensation de cirrhose

Apparition d'ascite, d'ictère, d'encéphalopathie hépatique ou d'hémorragie digestive par rupture de varices oesophagiennes, marquant la perte de la fonction hépatique compensée. Pronostic sévère imposant une prise en charge hospitalière en urgence.

Prévention

Éducation IDE à l'observance, surveillance clinique régulière (périmètre abdominal, ictère, signes digestifs), alerte médicale en cas d'ascite débutante ou d'hématémèse. Transmettre les résultats du bilan endoscopique pour décision médicale de prophylaxie.

Signes d'alerte

Apparition ou augmentation du périmètre abdominal (ascite) · Ictère cutanéo-muqueux · Hématémèse, méléna ou troubles du comportement

Comprendre la guérison par AAD : expliquer au patient que le traitement par antiviraux à action directe permet la guérison dans la grande majorité des cas en 8 ou 12 semaines selon la prescription, sous réserve d'une observance quotidienne stricte
Critère de guérison RVS12 : la charge virale ARN VHC indétectable 12 semaines après la fin du traitement confirme la guérison ; les anticorps anti-VHC persistent à vie comme cicatrice sérologique sans signifier d'infection active
Interactions médicamenteuses critiques : insister sur l'importance de signaler toute nouvelle prescription, automédication ou prise de plantes (notamment millepertuis) pendant le traitement par AAD, pour vérification médicale ou pharmaceutique
Réduction ou arrêt de l'alcool : expliquer que l'alcool aggrave la fibrose hépatique et accélère la progression vers la cirrhose ; orienter vers le médecin et l'équipe d'addictologie sur prescription si besoin
Prévention de la transmission : ne pas partager le matériel d'injection, les rasoirs, les brosses à dents, les coupe-ongles ; informer les partenaires et la famille du dépistage si exposition possible
Suivi à long terme en cas de cirrhose : reformuler l'importance du dépistage semestriel par échographie hépatique et alpha-foetoprotéine à vie même après la guérison virologique, en raison du risque persistant de carcinome hépatocellulaire

Surveillance prioritaire

Charge virale ARN VHC sous traitement et après

Selon prescription : début et fin de traitement, puis 12 semaines après la fin du traitement (contrôle RVS12) · ARN VHC en UI/mL, indétectable 12 semaines après la fin du traitement = guérison virologique (RVS12) ; détectable = échec ou mauvaise observance à transmettre au médecin

Alerte

ARN VHC encore détectable au contrôle RVS12 : alerter le médecin pour réévaluation thérapeutique et recherche d'échec ou de réinfectionObservance irrégulière suspectée par interrogatoire ou comptage des doses : renforcer l'éducation thérapeutique et signaler au médecinEffet indésirable inhabituel ou inattendu : transmettre au médecin pour évaluation et déclaration de pharmacovigilance si pertinent

Bilan hépatique sous traitement et au long cours

Selon prescription : bilan pré-thérapeutique, contrôles à mi-traitement et fin de traitement, puis selon protocole hépatologique · ALAT et ASAT en UI/L tendant vers la normalisation après guérison, TP en pourcentage, albumine en g/L, créatinine en µmol/L et DFG en mL/min/1,73 m² tracés et comparés aux valeurs initiales

Alerte

Cytolyse hépatique inhabituelle sous traitement (élévation marquée des ALAT/ASAT) : alerter le médecin pour suspicion de toxicité médicamenteuseTP abaissé ou albumine basse : surveiller les signes d'insuffisance hépatocellulaire (ictère, ecchymoses, troubles de la vigilance) et transmettre au médecinFonction rénale altérée : transmettre la créatinine et le DFG au médecin pour adaptation thérapeutique et orientation hépatologique sur prescription

Dépistage du carcinome hépatocellulaire si cirrhose

Échographie hépatique et alpha-foetoprotéine tous les 6 mois sur prescription médicale, à vie même après guérison virologique · Alpha-foetoprotéine en ng/mL : tracer la valeur et la comparer à la valeur précédente, toute élévation nouvelle ou progressive est transmise au médecin. Échographie hépatique : compte rendu sans nodule suspect, tout nodule ou examen non contributif est signalé. Fibrose en kPa à l'élastométrie de suivi tracée et comparée au précédent contrôle

Alerte

Nodule hépatique nouveau ou suspect à l'échographie : transmettre le compte rendu au médecin pour décision d'IRM hépatique sur prescriptionAlpha-foetoprotéine en élévation par rapport aux valeurs habituelles : alerter le médecin et planifier le bilan complémentaire sur prescriptionÉchographie ou alpha-foetoprotéine non réalisées à la date prévue : reprendre contact avec le patient, repérer les freins et planifier le rendez-vous avec le médecin

Rôle IDE détaillé

Recueillir les facteurs d'exposition : toxicomanie intraveineuse même ancienne, transfusion avant 1992, tatouage ou piercing en conditions non stériles, exposition AES, co-infection VIH connue, originaire de zone d'endémie
Recueillir et tracer la totalité des médicaments prescrits, des médicaments en automédication et des plantes consommées (notamment millepertuis), pour transmission au médecin et au pharmacien (interactions AAD critiques)
Évaluer la consommation d'alcool avec un outil validé (AUDIT-C ou équivalent disponible en service) et transmettre au médecin pour décision d'orientation addictologique sur prescription
Repérer les signes cliniques d'hépatopathie évoluée : ictère, ascite, angiomes stellaires, ecchymoses, troubles cognitifs débutants, à recueillir et transmettre au médecin

Références

Hépatite C : prise en charge simplifiée chez l'adulte · HAS · 2019

Hépatite C : le dépistage universel n'est pas pertinent en contexte français · HAS · 2019

Recommandations AFEF pour l'élimination de l'infection par le virus de l'hépatite C en France · AFEF · 2023

Pilly Étudiant 2023, Item 167 : Hépatites virales · CMIT · 2023

EPCLUSA (sofosbuvir/velpatasvir) : avis de la Commission de la Transparence · HAS · 2022

Hépatite C : surveillance et données épidémiologiques nationales · Santé publique France · 2024

Hépatite C : interactions médicamenteuses des antiviraux à action directe · OMEDIT Île-de-France · 2024

Liste des maladies à déclaration obligatoire · Santé publique France · 2025

Article R.4311-4 du code de la santé publique : rôle propre infirmier (décret n° 2025-1306, en vigueur au 30 juin 2026) · Légifrance · 2025

Prise en charge du carcinome hépatocellulaire : recommandations AFEF · AFEF · 2025

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical professionnel ni les protocoles institutionnels en vigueur.

Les recommandations évoluent. Se référer systématiquement aux sources officielles (HAS, ANSM, RCP, sociétés savantes) et aux protocoles de l'établissement avant tout acte de soin.