Menace d’accouchement prématuré (MAP)

Contractions utérines et modifications du col utérin avant terme, exposant au risque d’accouchement prématuré. La prise en charge associe tocolyse, corticothérapie de maturation pulmonaire et, si besoin, transfert in utero vers une maternité de niveau adapté.

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical.

Notre méthode

La menace d’accouchement prématuré associe des contractions utérines et des modifications du col utérin (raccourcissement, ouverture) entre 22 SA et 36 SA et 6 jours. La prise en charge médicale associe tocolyse de 48 heures, corticothérapie de maturation pulmonaire avant 34 SA et, selon le terme, transfert in utero vers une maternité de niveau adapté. L’IDE surveille les contractions et le rythme cardiaque fœtal, administre les traitements prescrits, transmet les signes d’alerte et accompagne la patiente et son entourage face à l’angoisse de la prématurité.
Prévalence
En France, environ 6,9 % des naissances vivantes surviennent avant 37 SA, selon des données européennes 2015-2019 reprises par l’Inserm (Inserm 2023). La MAP est, en nombre, le premier motif d’hospitalisation pendant la grossesse (HAS 2023).
Âge typique
Peut survenir entre 22 SA et 36 SA et 6 jours, bornes de la définition de la MAP.
Mortalité
Données françaises spécifiques limitées à la MAP elle-même. À retenir pour l’IDE : la prématurité est un déterminant majeur de la mortalité et de la morbidité néonatales, et le pronostic du nouveau-né se dégrade d’autant plus que le terme de naissance est précoce. Une cure de corticoïdes anténatals avant 34 SA s’accompagne en période néonatale de moins de décès, de maladies des membranes hyalines, d’hémorragies intraventriculaires et d’entérocolites ulcéronécrosantes ; à l’inverse, aucun tocolytique n’a fait baisser la mortalité ou la morbidité des nouveau-nés par rapport au placebo (CNGOF 2016).

Précoces

Signes précoces

Contractions utérines régulièresDurcissements répétés de l’utérus, parfois douloureux, ressentis par la patiente ou enregistrés à la tocométrie. Leur fréquence seule ne permet pas de prédire de façon fiable un accouchement prématuré (CNGOF 2016).
Sensation de pesanteur pelviennePression dans le bas-ventre, le périnée ou les reins, parfois décrite comme une « envie de pousser » ou comme la veille des règles.
Modifications cervicales repérées à l’examenCol raccourci ou modifié au toucher vaginal et à l’échographie endovaginale, souvent associé à des contractions ressenties par la patiente.

Évolutifs

Signes évolutifs

Métrorragies de faible abondanceSaignements génitaux en petite quantité, parfois associés à des contractions, à transmettre sans délai au médecin pour évaluation.
Perte du bouchon muqueux ou écoulement vaginal anormalGlaire teintée de sang, ou écoulement liquide clair qui peut évoquer une rupture des membranes : à signaler à la sage-femme pour examen.

Gravité

Signes de gravité

Rupture prématurée des membranesÉcoulement franc de liquide clair ou teinté par les voies génitales avant 37 SA, à transmettre immédiatement à l’équipe obstétricale.
Saignement abondant ou douleur abdominale intenseMétrorragies importantes, douleur en barre persistante ou contracture utérine permanente, évoquant un hématome rétroplacentaire ou une menace majeure.
Anomalies du rythme cardiaque fœtalTracé non rassurant à l’enregistrement (ralentissements, perte de variabilité), à signaler à la sage-femme et à l’obstétricien.
Hyperthermie maternelle avec contractionsFièvre supérieure ou égale à 38 °C associée à des contractions utérines, à transmettre immédiatement pour évaluation d’une chorioamniotite.

Mécanisme

Plusieurs phénomènes peuvent déclencher des contractions utérines avant terme : infection maternelle, distension utérine excessive, ischémie placentaire ou stress maternel important.
Ces contractions répétées entraînent un raccourcissement et une ouverture progressive du col utérin, qui se mesurent à l’échographie endovaginale.
Si le travail n’est pas freiné, la rupture des membranes ou l’engagement fœtal aboutit à un accouchement avant terme.
Avant 34 SA, la maturation pulmonaire fœtale est incomplète, ce qui expose le nouveau-né à une détresse respiratoire et à d’autres complications de prématurité.

Conséquences

Risque d’accouchement prématuré, dont la sévérité dépend du terme atteint et de l’éventuelle corticothérapie reçue
Hospitalisation maternelle et anxiété importante face au risque néonatal
Nécessité d’un transfert in utero vers une maternité de niveau adapté au terme prévu
Risque de complications néonatales : détresse respiratoire, hémorragie intraventriculaire, entérocolite, troubles neurologiques liés à la prématurité

Évolution

La tocolyse retarde l’accouchement de 48 heures en moyenne (HAS 2023), sans qu’aucun tocolytique ait fait mieux que le placebo sur la mortalité ou la morbidité des nouveau-nés (CNGOF 2016). Ce délai sert à administrer la corticothérapie anténatale et, si besoin, à organiser le transfert in utero. À l’issue des 48 heures de tocolyse initiale, il est recommandé de ne pas prescrire de traitement d’entretien (CNGOF 2016, grade A). Le pronostic dépend surtout du terme atteint à la naissance et du niveau de la maternité d’accueil.
Antécédent d’accouchement prématuré spontané : il signale une grossesse à risque · d’autant plus que l’accouchement antérieur était précoce · qu’il concernait la dernière grossesse ou qu’il y en a eu plusieurs (CNGOF 2016)
Grossesse multiple (jumeaux, triplés) : en France · 52,6 % de naissances prématurées · contre 5,5 % pour une grossesse unique (Inserm 2023)
Infections génito-urinaires ou généralisées (Inserm 2023) ; la vaginose bactérienne n’est que faiblement liée à l’accouchement prématuré spontané (CNGOF 2016)
Anomalies de l’utérus ou du placenta, dont le placenta prævia, diabète maternel, hématome rétroplacentaire (Inserm 2023)
Malformation utérine, antécédent de traitement du col, deux interruptions volontaires de grossesse ou plus : situations retenues comme à haut risque par le CNGOF (CNGOF 2016)
Tabagisme, conditions socio-économiques défavorables, âge maternel plus avancé, stress (Inserm 2023) ; travail de plus de 40 heures par semaine ou physiquement éprouvant, avec une légère hausse du risque, dépression et anxiété, moins de 18 mois entre deux grossesses (CNGOF 2016)

Critères diagnostiques

Association de contractions utérines et de modifications cervicales, à l’examen clinique ou échographique, entre 22 SA et 36 SA et 6 jours ; le toucher vaginal et l’échographie du col sont deux outils dont aucun n’est recommandé plutôt que l’autre (CNGOF 2016, grade B)
Longueur cervicale à l’échographie endovaginale chez la patiente symptomatique : seuil de 15 mm pour prédire un accouchement prématuré spontané à court terme, seuil de 25 mm pour écarter ce risque (CNGOF 2016)
Diagnostic médical posé par l’obstétricien ou la sage-femme après examen clinique, tocométrie et échographie cervicale, l’IDE recueillant les paramètres sans qualifier elle-même la situation
Recherche d’une cause associée : infection urinaire ou vaginale, rupture prématurée des membranes, anomalie de croissance ou pathologie de la grossesse

Diagnostic différentiel

Contractions utérines de Braxton-Hicks, irrégulières et non douloureuses, sans modification cervicale
Faux travail à terme, avec contractions ressenties mais col non modifié
Infection urinaire isolée sans modification du col
Douleurs ligamentaires ou lombaires fréquentes en fin de grossesse, sans contractions vraies

Examens complémentaires

Tocométrie externe et enregistrement du rythme cardiaque fœtal

Met en évidence les contractions utérines et apprécie le bien-être fœtal. Un enregistrement cardiotocographique et une échographie fœtale sont recommandés lors de l’admission pour MAP ; sans point d’appel clinique, aucun argument ne justifie de répéter l’enregistrement (CNGOF 2016, accord professionnel).L’IDE installe la patiente, pose les capteurs, surveille le tracé pendant la durée prescrite et transmet à la sage-femme ou à l’obstétricien toute anomalie du tracé fœtal ou toute contracture utérine persistante.

Mesure échographique de la longueur cervicale (voie endovaginale)

Chez la patiente symptomatique, le seuil de 15 mm est le plus pertinent pour prédire un accouchement prématuré spontané dans les 48 heures et les 7 jours, et celui de 25 mm pour écarter ce risque (CNGOF 2016, accord professionnel). Le texte ne précise pas comment lire une mesure comprise entre ces deux seuils. La mesure systématique à l’admission n’a pas montré de baisse du taux d’accouchement prématuré, mais elle est proposée avant toute décision de transfert in utero (CNGOF 2016).L’IDE prépare la patiente à l’examen, installe le dossier, accompagne pendant l’échographie et trace les conclusions transmises par le médecin ou la sage-femme. L’IDE ne réalise pas l’examen elle-même.

Bilan biologique infectieux et urinaire

À l’admission, la NFS est recommandée pour repérer un syndrome inflammatoire ; NFS et CRP ne sont pas recommandées en prescription conjointe systématique, leur sensibilité étant faible. L’ECBU est systématique, et le prélèvement vaginal recherche un streptocoque B, dont la présence fait prescrire une antibiothérapie pendant le travail (CNGOF 2016).L’IDE prélève les examens sur prescription, vérifie l’identitovigilance, achemine rapidement les échantillons au laboratoire et transmet les résultats à l’équipe dès qu’ils sont disponibles.

Échographie obstétricale de surveillance

Évalue la croissance fœtale, la quantité de liquide amniotique et l’insertion placentaire pour orienter la conduite obstétricale.L’IDE coordonne le rendez-vous avec l’échographiste, prépare la patiente et trace les éléments transmis par le médecin dans le dossier obstétrical.

Actif

Tocolyse par nifédipine ou atosiban sur prescriptionDeux tocolytiques sont retenus : la nifédipine, qui a l’avantage de la voie orale, et l’atosiban (CNGOF 2016, grade B), ce dernier administré par voie intraveineuse (HAS 2023) ; il est recommandé de ne pas les associer (CNGOF 2016). La spécialité MAPAKNA LP (nifédipine) dispose en France d’une AMM dans la MAP entre 22 et 37 SA (avis HAS 2023, MAPAKNA LP). Contre-indications absolues de toute tocolyse : chorioamniotite, suspicion d’hématome rétroplacentaire, anomalie du rythme cardiaque fœtal, situation justifiant une naissance immédiate (HAS 2023). L’IDE administre le traitement sur prescription, surveille la pression artérielle, la fréquence cardiaque et la tolérance, et transmet au médecin tout effet indésirable.

48 heures : à l’issue de la tocolyse initiale, il est recommandé de ne pas prescrire de traitement d’entretien (CNGOF 2016, grade A) ; aucun argument ne soutient une tocolyse au-delà de 34 SA (CNGOF 2016)

Actif

Corticothérapie anténatale par bétaméthasoneBétaméthasone par voie intramusculaire, 12 mg par injection, injection « à renouveler éventuellement » (RCP Célestène Chronodose), ce que le CNGOF désigne comme la seconde injection de la cure (CNGOF 2016) ; l’horaire est fixé par la prescription. Une cure est recommandée chez toute patiente exposée à un accouchement prématuré avant 34 SA (CNGOF 2016, grade A) ; le terme à partir duquel la débuter dépend des seuils de réanimation néonatale retenus par la maternité et le réseau périnatal (CNGOF 2016). Quand l’accouchement paraît imminent, avancer la seconde injection n’est pas recommandé (CNGOF 2016, grade C). Chez une patiente diabétique, il est proposé de surveiller étroitement l’équilibre glycémique en hospitalisation et de majorer les doses d’insuline dans les jours suivants (CNGOF-SFD 2026). L’IDE administre sur prescription, trace l’heure de chaque injection, réalise les glycémies capillaires prescrites et adapte l’insuline selon la prescription.

Cure unique : la répétition des cures n’est pas recommandée (CNGOF 2016, grade A)

Actif

Sulfate de magnésium intraveineux pour neuroprotection fœtaleAdministré sur prescription quand l’accouchement est imminent avant 32 SA, pour réduire le risque de paralysie cérébrale chez le nouveau-né (CNGOF 2016, grade A). Le RCP du sulfate de magnésium injectable demande de surveiller la pression artérielle pendant l’injection et la perfusion ainsi que la magnésémie, le contre-indique en cas d’insuffisance rénale sévère, soit une clairance de la créatinine sous 30 mL/min/1,73 m², et prévoit du gluconate de calcium en cas de surdosage (RCP Sulfate de magnésium Lavoisier). L’IDE surveille la pression artérielle, les réflexes rotuliens et les signes de surdosage, et transmet toute anomalie au médecin.

Dose de charge de 4 g puis entretien à 1 g par heure jusqu’à l’accouchement, sur 12 heures au plus (CNGOF 2016, accord professionnel)

Support

Transfert in utero vers une maternité de niveau adaptéOrganisé par l’obstétricien selon le terme et le risque néonatal, le transfert in utero permet d’accoucher dans une maternité disposant du plateau technique adapté (niveau IIb ou III). L’IDE prépare le dossier, accompagne le transport et transmet les éléments cliniques à l’équipe d’accueil.

Le temps de l’organisation et du transport sécurisé

Support

Hospitalisation sans repos strict au litHospitalisation initiale pour évaluation et traitement. L’hospitalisation prolongée n’est pas recommandée (CNGOF 2016, grade B), pas plus que le repos strict au lit, qui n’abaisse pas le risque d’accouchement prématuré et majore le risque thromboembolique (CNGOF 2016, grade C).

Selon l’évolution clinique et la stabilisation des contractions

Éducation

Accompagnement et soutien psychologiqueL’IDE explique la situation à la patiente et à son entourage, propose des temps d’écoute, oriente vers une psychologue ou une sage-femme si besoin et soutient le couple dans cette période d’incertitude.

Tout au long de la prise en charge

Accouchement prématuré et complications néonatales

Naissance avant 37 SA, avec une sévérité qui dépend du terme atteint et du niveau de la maternité. Avant 32 SA, le risque de détresse respiratoire, d’hémorragie intraventriculaire et de troubles neurologiques est nettement augmenté.

Prévention

Administrer la tocolyse et la corticothérapie sur prescription, organiser le transfert in utero, surveiller le tracé fœtal et transmettre rapidement toute aggravation.

Signes d'alerte

Contractions qui ne cèdent pas sous tocolyse · Modifications cervicales rapides à l’échographie · Anomalies du rythme cardiaque fœtal

Chorioamniotite

Infection des membranes et du liquide amniotique, complication redoutée en cas de rupture prématurée des membranes. Elle expose la mère à une infection systémique et le fœtus à une infection néonatale grave.

Prévention

Surveiller la température et la fréquence cardiaque maternelles, repérer tout écoulement vaginal anormal, transmettre rapidement et préparer les prélèvements sur prescription.

Signes d'alerte

Fièvre maternelle supérieure ou égale à 38 °C · Tachycardie maternelle ou fœtale · Liquide amniotique malodorant ou trouble

Effets indésirables de la nifédipine et du sulfate de magnésium

Sous nifédipine : hypotension, céphalées, bouffées vasomotrices, malaises, tachycardie, palpitations, et des cas d’œdème aigu du poumon (HAS 2023). Sous sulfate de magnésium : hypermagnésémie en cas de surdosage, avec inhibition des réflexes rotuliens, somnolence et, au maximum, arrêt respiratoire et cardiaque (RCP Sulfate de magnésium Lavoisier).

Prévention

Surveiller la pression artérielle et le pouls sous nifédipine ; sous sulfate de magnésium, la pression artérielle, les réflexes rotuliens et la magnésémie prescrite ; transmettre toute anomalie au médecin.

Signes d'alerte

Hypotension ou malaise sous nifédipine · Tachycardie ou palpitations sous nifédipine · Réflexes rotuliens diminués ou somnolence sous sulfate de magnésium

Retentissement psychologique maternel

L’hospitalisation prolongée, l’incertitude sur le devenir du bébé et l’éloignement familial peuvent générer une anxiété importante, des troubles du sommeil et un risque de dépression périnatale.

Prévention

Écouter régulièrement la patiente, proposer un accompagnement psychologique, soutenir le lien avec l’entourage et préparer la suite de la grossesse de manière progressive.

Signes d'alerte

Anxiété envahissante ou pleurs fréquents · Troubles du sommeil persistants · Sentiment d’impuissance ou de culpabilité

Expliquer simplement que la MAP est une situation fréquente, que le traitement vise à retarder l’accouchement, en moyenne de 48 heures, pour permettre la corticothérapie et le transfert si besoin.
Présenter les signes qui doivent faire appeler l’équipe : contractions régulières et douloureuses, perte de liquide, saignements, diminution des mouvements du bébé, fièvre.
Expliquer que le repos strict au lit n’est pas recommandé : il n’abaisse pas le risque d’accouchement prématuré et majore le risque thromboembolique (CNGOF 2016).
Apprendre à reconnaître les contractions, à les différencier des mouvements du bébé et à signaler toute aggravation à l’IDE ou à la sage-femme.
Préparer le retour à domicile lorsque la situation est stabilisée : poursuite de la surveillance, signes d’alerte, organisation des rendez-vous obstétricaux et numéro de la maternité.
Soutenir le couple face à l’angoisse de la prématurité, présenter le service de néonatalogie si un transfert in utero est envisagé et proposer un soutien psychologique si la patiente le souhaite.

Surveillance prioritaire

Contractions utérines et tracé cardiaque fœtal

Enregistrement recommandé à l’admission ; faute de données, rien n’argumente de le répéter sans point d’appel clinique (CNGOF 2016, accord professionnel). Au-delà, selon la prescription. · Diminution puis disparition des contractions sous tocolyse, tracé fœtal jugé rassurant par la sage-femme ou l’obstétricien. Repère d’alerte : retour ou persistance des contractions douloureuses, tracé non rassurant. Après une cure de corticoïdes, les mouvements actifs du fœtus et son rythme cardiaque peuvent être modifiés : l’équipe doit le savoir pour ne pas décider à tort une extraction fœtale (CNGOF 2016).

Alerte

Contractions qui restent régulières ou augmentent malgré la tocolyse : transmettre au médecin pour évaluationTracé fœtal avec ralentissements, perte de variabilité ou bradycardie : alerter sans délai la sage-femme et l’obstétricienApparition de saignements ou d’une douleur abdominale brutale : transmettre immédiatement pour examen obstétrical

Tolérance maternelle de la nifédipine et du sulfate de magnésium

Pression artérielle, pouls et signes de tolérance selon la prescription ou le protocole du service ; sous sulfate de magnésium, pression artérielle pendant l’injection et la perfusion (RCP Sulfate de magnésium Lavoisier) · Effets indésirables décrits sous nifédipine : hypotension, céphalées, bouffées vasomotrices, malaises, tachycardie, palpitations (HAS 2023). Les valeurs mesurées sont tracées et comparées à celles de l’admission ; leur interprétation revient au médecin.

Alerte

Baisse de la pression artérielle, accélération du pouls, malaise, palpitations ou céphalées sous nifédipine : mesurer, tracer et prévenir le médecin, qui décide de la suite du traitementDyspnée sous nifédipine, en particulier en grossesse multiple, où des cas d’œdème aigu du poumon ont été décrits avec les inhibiteurs calciques employés en tocolyse (HAS 2023) : prévenir le médecinPremiers signes d’hypermagnésémie sous sulfate de magnésium (RCP Sulfate de magnésium Lavoisier) : réflexes rotuliens inhibés, impression de chaleur, somnolence, troubles de la parole, paralysie musculaire avec difficultés respiratoires ; prévenir le médecin sans délai

Signes infectieux et écoulements vaginaux

À chaque évaluation et avant tout examen vaginal · Température maternelle inférieure à 38 °C, absence d’écoulement liquide ou de saignement, ECBU et prélèvement vaginal interprétés par le médecin.

Alerte

Fièvre maternelle supérieure ou égale à 38 °C, frissons ou tachycardie : suspicion de chorioamniotite, alerter la sage-femme et l’obstétricienÉcoulement liquide clair ou teinté par les voies génitales : suspicion de rupture des membranes, alerter immédiatementBrûlures urinaires, pollakiurie ou douleur lombaire : transmettre pour BU et ECBU sur prescription

État psychologique et vécu de l’hospitalisation

À chaque réévaluation clinique et lors des entretiens infirmiers · Patiente informée, capable de reformuler les signes d’alerte, entourage soutenu, anxiété accompagnée. Repère : verbalisation possible des inquiétudes, absence de signes de détresse psychologique majeure.

Alerte

Anxiété envahissante, troubles du sommeil persistants ou idées noires : transmettre au médecin et proposer un soutien spécialiséSentiment d’isolement ou de culpabilité face à l’hospitalisation : reprendre l’éducation et orienter vers la sage-femme ou la psychologueDifficultés sociales ou familiales révélées par l’hospitalisation : transmettre à l’assistant social du service

Rôle IDE détaillé

Recueillir les antécédents obstétricaux, le terme exact, les facteurs de risque (grossesse multiple, antécédent de MAP, infection)
Évaluer l’intensité, la régularité et la durée des contractions ressenties par la patiente
Surveiller la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la température et la tolérance globale
Évaluer l’état psychologique de la patiente et son besoin de soutien face à l’incertitude

Références

Prématurité : des bébés qui arrivent trop tôt (dossier d’information, publié le 13/02/2023) · Inserm · 2023

Prévention de la prématurité spontanée et de ses conséquences (hors rupture des membranes) : recommandations pour la pratique clinique, texte des recommandations · CNGOF · 2016

MAPAKNA LP (nifédipine) : menace d’accouchement prématuré, avis de la Commission de la transparence du 8 novembre 2023 · HAS · 2023

RCP Sulfate de magnésium Lavoisier 15 % (0,15 g/ml), solution injectable (I.V.) en ampoule, page de la base de données publique des médicaments mise à jour le 29/09/2026 · ANSM (BDPM) · 2026

RCP Célestène Chronodose 5,70 mg/ml, suspension injectable (bétaméthasone), page de la base de données publique des médicaments mise à jour le 29/09/2026 · ANSM (BDPM) · 2026

Diabète antérieur à la grossesse : consensus formalisé d’experts du Collège national des gynécologues et obstétriciens français et de la Société française de diabétologie · CNGOF-SFD · 2026

Rupture prématurée des membranes avant terme : recommandations pour la pratique clinique (texte court) · CNGOF · 2018

Code de la santé publique, article R.4311-4 : rôle propre de l'infirmier (décret n° 2025-1306, en vigueur depuis le 30 juin 2026) · Légifrance · 2025

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical professionnel ni les protocoles institutionnels en vigueur.

Les recommandations évoluent. Se référer systématiquement aux sources officielles (HAS, ANSM, RCP, sociétés savantes) et aux protocoles de l'établissement avant tout acte de soin.