Neurologique

Tumeur cérébrale

Tumeur du système nerveux central, primitive ou métastatique, révélée par un syndrome d'hypertension intracrânienne, une crise épileptique ou un déficit neurologique progressif. La surveillance neurologique rapprochée et l'accompagnement du parcours sont au cœur du rôle IDE.

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical.

Notre méthode

Une tumeur cérébrale est une masse qui se développe dans le crâne, à partir du tissu nerveux lui-même (tumeur primitive comme le gliome ou le méningiome) ou d'un cancer venu d'un autre organe (métastase cérébrale). Elle se révèle le plus souvent de façon progressive, par une hypertension intracrânienne, une crise épileptique ou un déficit neurologique qui s'installe, mais peut aussi se compliquer de poussées aiguës menaçantes. Pour l'IDE, l'enjeu est de surveiller l'état neurologique de près, de reconnaître une aggravation, de sécuriser une crise, d'administrer les corticoïdes et antiépileptiques sur prescription et d'accompagner l'annonce et les soins de support.
Prévalence
En France, les tumeurs cérébrales primitives de l'adulte représentent environ 10 cas pour 100 000 habitants par an (CEN Neurologie, item Tumeurs intracrâniennes), soit plusieurs milliers de nouveaux cas par an. Parmi ces tumeurs primitives, on distingue surtout les méningiomes (environ 40 %), les gliomes tous grades confondus (environ 30 %) et les adénomes hypophysaires (environ 10 %). Les métastases cérébrales, issues d'un cancer d'un autre organe, constituent à elles seules plus de la moitié de l'ensemble des tumeurs intracrâniennes et sont donc plus fréquentes que les tumeurs primitives (CEN Neurologie).
Âge typique
Adulte de tout âge, avec une fréquence qui augmente avec l'âge. Les métastases cérébrales surviennent surtout chez l'adulte porteur d'un cancer connu (poumon, sein, mélanome, rein). Le glioblastome, gliome le plus agressif, touche préférentiellement l'adulte après 50 ans.
Mortalité
Pronostic très variable selon le type de tumeur et son caractère bénin ou malin. Un méningiome est le plus souvent bénin et de bon pronostic. À l'inverse, le glioblastome est le gliome malin le plus fréquent et le plus agressif, de pronostic réservé malgré la prise en charge. Le pronostic des métastases cérébrales dépend du cancer d'origine et de son extension. Les données de survie relèvent de l'analyse médicale au cas par cas (INCa, CEN Neurologie).

Précoces

Signes précoces

Céphalées d'allure inhabituelleCéphalées récentes, volontiers matinales ou en seconde partie de nuit, qui s'aggravent progressivement, résistent aux antalgiques habituels et peuvent s'accompagner de vomissements. Toute céphalée nouvelle et évolutive est recueillie et transmise au médecin
Crise épileptique révélatriceCrise partielle ou généralisée survenant sans antécédent connu : elle est révélatrice d'une part importante des tumeurs cérébrales. Décrire précisément la crise (début, durée, signes) et la transmettre au médecin
Déficit neurologique focal débutantFaiblesse d'un membre, maladresse, trouble du langage, de la vision ou de l'équilibre s'installant progressivement. Comparer à l'état antérieur du patient et signaler toute nouveauté au médecin

Évolutifs

Signes évolutifs

Syndrome d'hypertension intracrânienne constituéCéphalées de plus en plus intenses, vomissements en jet soulageant parfois la céphalée, troubles visuels dont diplopie, ralentissement idéo-moteur. Le fond d'œil réalisé par le médecin peut montrer un œdème papillaire
Aggravation du déficit neurologiqueExtension d'un déficit moteur ou sensitif, aggravation d'un trouble du langage, apparition de troubles de l'équilibre ou de la déglutition, exposant au risque de chute et de fausse route

Tardifs

Signes tardifs

Troubles cognitifs et du comportementTroubles de la mémoire et de la concentration, changement de caractère, apathie ou désinhibition, avec retentissement sur l'autonomie et sur l'entourage à recueillir et transmettre

Gravité

Signes de gravité

HTIC menaçante et signes d'engagementBaisse rapide de la vigilance (Glasgow qui chute), mydriase unilatérale aréactive, aggravation brutale du déficit : signes d'engagement cérébral. Alerter le médecin en urgence absolue, protéger le patient et préparer le matériel de surveillance
Triade de CushingAssociation bradycardie, hypertension artérielle et troubles respiratoires ou de la conscience, témoignant d'une HTIC sévère. Coter le Glasgow, prévenir le médecin sans délai et surveiller les constantes en continu
État de mal épileptiqueCrise qui se prolonge au-delà de 5 minutes ou crises qui se répètent sans reprise de conscience : urgence. Sécuriser le patient, protéger la tête, ne rien mettre en bouche, chronométrer, administrer l'oxygène et le traitement anticrise sur prescription ou protocole

Mécanisme

Développement d'une masse dans le crâne, soit à partir des cellules du système nerveux central (tumeur primitive), soit à partir de cellules cancéreuses migrées depuis un autre organe (métastase)
Le crâne est une boîte rigide inextensible : toute masse qui grossit, associée à l'œdème qui l'entoure (œdème péritumoral), augmente la pression à l'intérieur du crâne
Cette élévation de pression constitue l'hypertension intracrânienne (HTIC), à l'origine des céphalées, des vomissements et de la baisse de vigilance
La tumeur comprime ou infiltre le tissu cérébral voisin, ce qui explique les déficits neurologiques focaux (faiblesse d'un membre, troubles du langage, troubles visuels) selon la zone atteinte
L'irritation du cortex par la tumeur peut déclencher des crises épileptiques, révélatrices dans une part importante des cas

Conséquences

Syndrome d'hypertension intracrânienne : céphalées, vomissements, troubles visuels, baisse progressive de la vigilance
Déficit neurologique focal progressif : faiblesse ou trouble sensitif d'un membre, trouble du langage, trouble de la vue ou de l'équilibre selon la localisation
Crises épileptiques, parfois premier signe de la maladie
Retentissement cognitif et psychologique : troubles de mémoire, de concentration, de l'humeur et du comportement, avec un fort impact sur le patient et son entourage

Évolution

L'évolution dépend du type de tumeur. Une tumeur bénigne comme le méningiome évolue souvent lentement et peut être guérie par la chirurgie. Un gliome de haut grade comme le glioblastome évolue rapidement malgré l'association chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. À côté de cette installation progressive, la tumeur expose à des poussées aiguës d'HTIC et à des crises épileptiques qui peuvent engager le pronostic vital. La surveillance neurologique rapprochée par l'IDE vise à repérer précocement toute aggravation.
Cancer connu d'un autre organe : poumon · sein · mélanome · rein ou côlon · principale source des métastases cérébrales qui sont les tumeurs intracrâniennes les plus fréquentes
Âge avancé : la fréquence de la plupart des tumeurs cérébrales augmente avec l'âge, notamment pour le glioblastome
Antécédent d'irradiation cérébrale : facteur de risque reconnu de certaines tumeurs primitives, notamment les méningiomes
Certaines maladies génétiques rares (neurofibromatose, sclérose tubéreuse) : contexte familial prédisposant identifié par le médecin
Immunodépression : facteur favorisant certains lymphomes cérébraux primitifs
Aucun facteur de risque évitable clairement établi pour la majorité des gliomes de l'adulte, à la différence de nombreux autres cancers

Critères diagnostiques

Faisceau d'arguments cliniques : syndrome d'HTIC, crise épileptique révélatrice ou déficit neurologique focal d'installation progressive orientant vers une masse intracrânienne
IRM cérébrale : examen de référence qui doit systématiquement être réalisé pour visualiser et localiser la tumeur (CEN Neurologie)
Diagnostic de nature par l'analyse anatomopathologique : la biopsie ou l'exérèse permet d'identifier le type de tumeur et son grade
Distinction tumeur primitive contre métastase : en cas de suspicion de métastase, recherche du cancer d'origine par bilan d'extension sur prescription
Décision de stratégie en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) de neuro-oncologie, associant neurochirurgien, neuro-oncologue, radiothérapeute, radiologue et anatomopathologiste

Diagnostic différentiel

Métastase cérébrale contre tumeur primitive : distinction établie par l'imagerie, le contexte de cancer connu et l'analyse anatomopathologique
Abcès cérébral : masse d'origine infectieuse, contexte fébrile ou porte d'entrée, aspect différent à l'imagerie
Accident vasculaire cérébral : déficit d'installation brutale et non progressive, contexte vasculaire, aspect à l'imagerie différent d'une tumeur
Sclérose en plaques : lésions inflammatoires multiples évoluant par poussées chez un adulte jeune, sans effet de masse tumoral
Hypertension intracrânienne idiopathique : HTIC avec œdème papillaire mais sans tumeur visible à l'imagerie, terrain particulier
Céphalée primaire (migraine) : céphalée récurrente ancienne et bénigne, sans déficit progressif ni signe d'HTIC, à distinguer d'une céphalée tumorale récente et évolutive

Examens complémentaires

IRM cérébrale

Examen de référence des tumeurs cérébrales : il visualise la tumeur, sa localisation, sa taille, l'œdème péritumoral et son retentissement. Le radiologue et le neuro-oncologue interprètent les images ; le diagnostic de nature relève ensuite de l'analyse au microscope (biopsie ou exérèse)L'IDE prépare le patient à l'examen (recueil des contre-indications, retrait des objets métalliques, information et réassurance), pose la voie veineuse pour l'injection sur prescription et accompagne le patient. Transmet au médecin toute aggravation clinique survenue avant, pendant ou après l'examen.

Scanner cérébral

Souvent réalisé en première approche ou en urgence (accès rapide) pour repérer une masse, un saignement intratumoral ou une HTIC. Moins précis que l'IRM pour caractériser la tumeur, mais utile en situation aiguëL'IDE prépare et accompagne le patient, pose la voie veineuse pour l'injection sur prescription si nécessaire, surveille l'état neurologique pendant le transport et transmet le compte rendu au médecin.

Biopsie ou exérèse pour analyse anatomopathologique

L'analyse au microscope du tissu tumoral, prélevé par biopsie ou lors de l'exérèse chirurgicale, établit le diagnostic de nature et le grade de la tumeur. Ces résultats orientent la stratégie décidée en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) de neuro-oncologieL'IDE prépare le patient à l'intervention (bilan préopératoire sur prescription, information, jeûne, vérification du dossier), surveille l'état neurologique et le site opératoire au décours et transmet toute anomalie au médecin. L'interprétation relève de l'anatomopathologiste.

Bilan biologique et recherche d'un cancer primitif

Bilan biologique préopératoire et, en cas de suspicion de métastase, exploration à la recherche du cancer d'origine (scanner thoraco-abdomino-pelvien, autres examens sur prescription). Glycémie surveillée du fait de la corticothérapieL'IDE prélève sur prescription, achemine les prélèvements, coordonne la programmation des examens et transmet les résultats au médecin avec leurs valeurs. Surveille en particulier la glycémie sous corticoïdes.

Actif

Corticoïdes contre l'œdème péritumoralLes corticoïdes agissent essentiellement sur l'œdème qui entoure la tumeur et réduisent ainsi l'HTIC et ses symptômes. L'IDE les administre sur prescription, plutôt le matin, surveille la glycémie, la tolérance digestive et les signes infectieux, et ne les interrompt jamais brutalement (risque de rebond d'œdème et d'insuffisance surrénale).

Selon prescription, avec décroissance progressive encadrée par le médecin

Actif

Antiépileptiques après une criseUn traitement antiépileptique est recommandé chez les patients ayant présenté une crise, sans prescription systématique en l'absence de crise. L'IDE l'administre sur prescription, surveille la survenue de nouvelles crises et la tolérance, et sensibilise à l'importance de l'observance.

Selon prescription médicale

Actif

Chirurgie, radiothérapie et chimiothérapieLa stratégie associe selon les cas exérèse chirurgicale, radiothérapie et chimiothérapie (le témozolomide pour le glioblastome), sur décision de RCP. L'IDE prépare le patient à chaque étape, administre les traitements sur prescription, surveille la tolérance et les effets indésirables et coordonne le parcours.

Parcours étalé sur plusieurs semaines à plusieurs mois selon le protocole

Support

Soins de support et prévention des complicationsPrise en charge de la douleur, des nausées, de la fatigue, prévention des chutes liées au déficit et au risque de crise, prévention thromboembolique et cutanée sur prescription. L'IDE évalue les besoins, met en œuvre les soins de son rôle propre et ceux prescrits, et alerte devant toute aggravation.

Tout au long de la prise en charge

Support

Accompagnement de l'annonce et soutien des aidantsL'annonce d'une tumeur cérébrale est une épreuve pour le patient et ses proches. L'IDE participe au dispositif d'annonce dans son champ, reformule les informations médicales, repère la détresse psychologique, soutient les aidants et oriente vers les ressources (psychologue, assistante sociale, associations).

Tout au long du parcours, y compris en phase palliative si besoin

Engagement cérébral

Complication la plus redoutée : l'HTIC devient si sévère que le cerveau est comprimé et déplacé, ce qui met en jeu le pronostic vital à court terme. Urgence absolue.

Prévention

Surveillance neurologique rapprochée (Glasgow, pupilles, déficit) et installation en position proclive à 30 degrés selon prescription. Alerter le médecin sans délai au moindre signe d'aggravation et administrer les corticoïdes ou l'osmothérapie sur prescription.

Signes d'alerte

Baisse du Glasgow · Mydriase unilatérale aréactive · Triade de Cushing (bradycardie et hypertension artérielle)

État de mal épileptique

Crise prolongée au-delà de 5 minutes ou crises répétées sans reprise de conscience, exposant à des lésions cérébrales et à des complications respiratoires. Urgence.

Prévention

Administrer l'antiépileptique de fond sur prescription et sensibiliser à l'observance. Devant une crise, sécuriser le patient, protéger la tête, chronométrer, administrer l'oxygène et le traitement anticrise sur prescription ou protocole.

Signes d'alerte

Crise qui se prolonge au-delà de 5 minutes · Crises qui se répètent sans reprise de conscience · Absence de récupération entre deux crises

Complications de la corticothérapie prolongée

Hyperglycémie, fragilité digestive, risque infectieux, troubles du sommeil et psychiques, fonte musculaire. Un arrêt brutal expose à un rebond d'œdème et à une insuffisance surrénale.

Prévention

Administrer les corticoïdes sur prescription plutôt le matin, surveiller la glycémie et la tolérance, ne jamais interrompre brutalement le traitement. Éduquer le patient à ne pas arrêter les corticoïdes de lui-même et transmettre au médecin tout signe d'intolérance.

Signes d'alerte

Hyperglycémie persistante · Douleurs digestives ou signes infectieux · Troubles du sommeil ou de l'humeur

Perte d'autonomie et détresse psychologique

Le déficit neurologique, les troubles cognitifs et l'annonce d'une maladie grave altèrent l'autonomie et exposent le patient et ses aidants à une détresse psychologique et à un épuisement.

Prévention

Évaluer régulièrement l'autonomie et l'humeur, prévenir les chutes, coordonner la rééducation et les soins de support, soutenir les aidants et orienter vers le psychologue, l'assistante sociale et les associations.

Signes d'alerte

Repli, tristesse ou anxiété marquée · Difficultés croissantes dans les gestes du quotidien · Épuisement exprimé par l'entourage

Expliquer le rôle et la sécurité des corticoïdes : faire comprendre au patient qu'ils réduisent l'œdème autour de la tumeur, se prennent plutôt le matin et ne doivent jamais être arrêtés brutalement de sa propre initiative, mais selon le schéma de décroissance du médecin
Reformuler la conduite à tenir en cas de crise épileptique avec l'entourage : allonger la personne, protéger sa tête, ne rien mettre dans la bouche, chronométrer la crise, la mettre en position latérale de sécurité au décours et appeler le 15 si la crise se prolonge
Insister sur l'importance de l'observance de l'antiépileptique et sur le signalement de toute nouvelle crise, sans modifier soi-même le traitement
Aider à repérer les signes qui doivent conduire à recontacter l'équipe ou le 15 : céphalées qui s'aggravent avec vomissements, somnolence inhabituelle, nouveau déficit d'un membre, du langage ou de la vue, crise épileptique
Aborder les répercussions du quotidien avec tact : accompagner la question de la conduite automobile (réglementée après une crise et à réévaluer médicalement), l'aménagement des activités et la prévention des chutes
S'assurer que le patient et ses proches connaissent les ressources de soutien : équipe soignante référente, psychologue, assistante sociale, associations de patients, et vérifier ce qu'ils ont compris de la prise en charge

Surveillance prioritaire

État neurologique et score de Glasgow

Selon prescription et état clinique : rapprochée en phase aiguë ou post-opératoire (par exemple toutes les 1 à 4 heures), espacée si l'état est stable · Glasgow noté sur 15 (ouverture des yeux 1 à 4, réponse verbale 1 à 5, réponse motrice 1 à 6), état neurologique stable ou en amélioration par rapport aux évaluations précédentes, sans apparition ni aggravation de déficit

Alerte

Baisse du Glasgow de 2 points ou plus entre deux évaluations : alerter le médecin sans délai avec le score détaillé et l'heureAggravation ou apparition d'un déficit moteur, sensitif, du langage ou de la vigilance : transmettre en urgence au médecinCéphalées croissantes avec vomissements et somnolence : signaler au médecin, évoquer une aggravation de l'HTIC

Pupilles et signes d'HTIC

Selon prescription et état clinique, en même temps que l'évaluation neurologique, rapprochée en phase aiguë · Pupilles de taille normale, symétriques et réactives à la lumière, absence de triade de Cushing (association bradycardie, hypertension artérielle et troubles respiratoires ou de conscience)

Alerte

Mydriase unilatérale aréactive : alerter le médecin ou le neurochirurgien en urgence absolue (suspicion d'engagement)Bradycardie avec hypertension artérielle et trouble respiratoire ou de conscience (triade de Cushing) : prévenir le médecin sans délaiAnisocorie nouvelle ou majorée : documenter taille et réactivité puis transmettre en urgence

Crises épileptiques et tolérance des traitements

Surveillance continue de la survenue de crises, surveillance de la glycémie et de la tolérance des corticoïdes selon prescription · Absence de crise, glycémie surveillée sous corticoïdes avec alerte du médecin en cas d'hyperglycémie persistante, tolérance digestive et cutanée correcte, absence de signe infectieux

Alerte

Crise épileptique, surtout si elle se prolonge au-delà de 5 minutes ou se répète : sécuriser le patient et alerter le médecin, appliquer le protocole anticriseHyperglycémie persistante sous corticoïdes : surveiller la glycémie et signaler au médecin pour adaptationSigne infectieux, hémorragie digestive ou troubles psychiques sous corticoïdes : transmettre au médecin sans banaliser

Rôle IDE détaillé

Recueillir le mode de révélation et l'évolution des symptômes : céphalées récentes et matinales, crise épileptique, déficit neurologique progressif, en comparant toujours à l'état antérieur du patient
Coter le Glasgow, examiner les pupilles (taille, symétrie, réactivité) et rechercher un déficit moteur, sensitif, du langage ou de l'équilibre
Évaluer la douleur, les nausées, la fatigue, l'autonomie, l'état psychologique du patient et le retentissement sur les aidants
Recueillir et tracer les traitements en cours, l'observance des corticoïdes et antiépileptiques, et la tolérance pour transmission au médecin

Références

Tumeurs intracrâniennes (item de neurologie, deuxième cycle) · Collège des Enseignants de Neurologie (CEN) · 2024

Comprendre les tumeurs du cerveau : l'essentiel · INCa · 2024

Les symptômes des tumeurs du cerveau · INCa · 2024

Le diagnostic d'une tumeur du cerveau · INCa · 2024

Les traitements des tumeurs du cerveau · INCa · 2024

Tumeurs du cerveau : comment traiter les symptômes (corticoïdes, antiépileptiques) · INCa · 2024

Les tumeurs du cerveau : tumeurs primitives et métastases · INCa · 2024

Tumeurs du cerveau : faire face à la maladie et soins de support · INCa · 2024

Référentiel Glioblastome 2025 · ANOCEF · 2025

Article R.4311-4 du code de la santé publique : rôle propre infirmier (décret n° 2025-1306, en vigueur au 30 juin 2026) · Légifrance · 2025

Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical professionnel ni les protocoles institutionnels en vigueur.

Les recommandations évoluent. Se référer systématiquement aux sources officielles (HAS, ANSM, RCP, sociétés savantes) et aux protocoles de l'établissement avant tout acte de soin.