Urticaire
Plaques qui démangent, parfois avec gonflement de la peau ou des lèvres.
Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical.
- Prévalence
- Affection fréquente, rencontrée sous forme aiguë ou chronique.
- Âge typique
- Peut toucher l’enfant comme l’adulte.
- Mortalité
- La plupart des formes sont bénignes, mais une réaction allergique grave ou un œdème de la gorge impose une prise en charge urgente.
Précoces
Signes précoces
Évolutifs
Signes évolutifs
Gravité
Signes de gravité
Mécanisme
Conséquences
Évolution
Les lésions sont souvent brèves et peuvent revenir par poussées. La forme aiguë régresse le plus souvent en quelques jours ou semaines. La forme chronique peut durer plus longtemps et demande un suivi médical.Critères diagnostiques
Diagnostic différentiel
Examens complémentaires
Examen clinique
Plaques ou papules qui démangent, parfois avec œdème, et qui disparaissent vite.Le diagnostic est surtout clinique. L’IDE observe les lésions, leur durée et leur évolution.Interrogatoire des déclencheurs
Recherche d’un médicament récent, d’un aliment, d’une infection, d’un facteur physique ou d’un stress.L’IDE recueille les éléments utiles à transmettre au médecin pour orienter la cause probable.Bilan médical si forme chronique ou atypique
Examens demandés selon le contexte pour chercher une cause ou un autre diagnostic.En cas d’urticaire prolongée, atypique ou mal expliquée, le médecin peut demander un bilan complémentaire.Actif
Antihistaminique de deuxième générationAntihistaminique H1 de deuxième génération : traitement de première intention pour calmer le prurit et les plaques. L’IDE rappelle la prise régulière selon l’ordonnance et surveille la tolérance.Selon la prescription, de quelques jours à plusieurs semaines
Support
Éviction du déclencheur suspectSi un déclencheur est identifié ou fortement suspecté, il doit être évité avec l’accord médical. L’IDE aide à repérer ce qui a précédé la crise.Tant que le déclencheur reste suspect ou confirmé
Support
Mesures de confortDouches tièdes, compresses fraîches, vêtements amples, éviter la chaleur et le grattage.Pendant les poussées et au quotidien si besoin
Actif
Corticothérapie : pas de place en routineLa corticothérapie n’a pas de place dans l’urticaire chronique et n’est pas recommandée en routine : elle expose au rebond et peut aggraver l’évolution. Elle reste réservée à de rares formes aiguës sévères, sur décision médicale, et ne se substitue jamais à l’antihistaminique de deuxième génération.Exceptionnelle et de courte durée, uniquement sur décision médicale
Support
Urgence médicale si signes respiratoiresEn cas d’anaphylaxie ou d’œdème laryngé (angioedème avec dyspnée), le traitement d’urgence est l’adrénaline injectable, sur protocole ou prescription, en parallèle de l’appel au 15. L’IDE alerte immédiatement, prépare et administre l’adrénaline selon le protocole d’urgence du service et surveille en continu.Immédiat
Réaction allergique grave
Une urticaire peut s’intégrer dans une réaction plus sévère avec atteinte respiratoire ou malaise.Prévention
Repérer vite les signes d’alerte et déclencher la prise en charge urgente.Signes d'alerte
Gorge qui gonfle · Gêne respiratoire · Malaise
Œdème de la gorge
Le gonflement des voies aériennes peut gêner la respiration et devenir une urgence vitale. En cas d’œdème laryngé avec dyspnée ou d’anaphylaxie, le traitement d’urgence est l’adrénaline injectable, sur protocole ou prescription, avec appel au 15.Prévention
Surveiller la voix, la déglutition et la respiration dès qu’un œdème apparaît, alerter sans délai et administrer l’adrénaline selon le protocole d’urgence.Signes d'alerte
Voix modifiée · Difficulté à avaler · Essoufflement
Retentissement chronique
Les formes qui reviennent souvent peuvent perturber le sommeil, le moral et la vie quotidienne.Prévention
Suivre l’évolution, évaluer la gêne et transmettre si le retentissement devient important.Signes d'alerte
Fatigue · Sommeil perturbé · Irritabilité
Forme atypique prolongée
Des lésions qui durent ou qui ne ressemblent pas à une urticaire simple doivent être réévaluées.Prévention
Signaler les lésions fixes, douloureuses ou inhabituelles pour réévaluation médicale.Signes d'alerte
Lésion fixe · Douleur locale · Aspect inhabituel
Surveillance prioritaire
Étendue des plaques et prurit
À chaque évaluation puis selon l’évolution · Plaques en régression, prurit supportable, sommeil moins perturbé
Alerte
Apparition d’un œdème
Surveillance rapprochée si le visage ou les lèvres sont atteints · Absence de gonflement progressif du visage, des lèvres ou de la langue
Alerte
Signes respiratoires
En continu si un œdème est présent ou si l’état se dégrade · Respiration libre, sans gêne ni sifflement
Alerte
Réponse au traitement et retentissement
Selon la poussée et le suivi · Amélioration des symptômes et reprise des activités habituelles
Alerte
Rôle IDE détaillé
Contenu pédagogique destiné aux étudiants infirmiers. Ne remplace pas un avis médical professionnel ni les protocoles institutionnels en vigueur.
Les recommandations évoluent. Se référer systématiquement aux sources officielles (HAS, ANSM, RCP, sociétés savantes) et aux protocoles de l'établissement avant tout acte de soin.